Aksel Johan Smith – « Moi et le Père nous sommes un »

Aksel Johan Smith – « Moi et le Père nous sommes un »

Ecrit par: Rédaction | Publié: samedi 18 mai 2013

Aksel Johan Smith était un homme simple qui possédait une grande force spirituelle et qui a voué toute sa vie au service de Dieu. Sa vie est un exemple lumineux de fidélité et il nous a aussi montré comment retirer le maximum de profit des petites et des grandes situations de la vie.

Aksel J. Smith est né à Horten en 1910, il était le quatrième enfant de Pauline et Johan Oscar Smith. Ayant grandi dans un foyer chrétien, avec des parents particulièrement pieux, il a été convaincu dès son jeune âge de la puissance de l’Evangile et il a compris qu’il était possible de vivre une vie libre à l’égard du péché. Alors qu’il était encore jeune, il a beaucoup consacré de temps à voyager pour rendre visite aux assemblées de Norvège et comme missionnaire en Scandinavie. Il a également trouvé le temps d’achever sa formation d’ébéniste, et en 1930, il a été recruté comme soldat dans l’armée de l’air et il a fait son service militaire l’année suivante. La fierté nationale et la fibre patriotique pour son pays l’ont accompagné avec la même force pendant toute sa vie.

En janvier 1943, Johan O.Smith a confié la responsabilité de la rédaction du journal de l’assemblée « Trésors cachés » à son fils Aksel. Il avait alors 33 ans. C’était un travail non rémunéré basé sur le bénévolat, et à cette époque, toute la relecture et l’expédition du courrier se faisaient à la main. Après qu’Aksel se fut marié avec son amie d’enfance, Ida Olsen, en 1947, ils se sont partagés le travail de rédaction et la distribution, d’abord de plusieurs centaines, puis de milliers d’exemplaires. Ils ne se contentaient pas de corriger l’orthographe. Ils veillaient à ce que les articles soient justes au point de vue doctrinal, édifiants et écrits dans un esprit de foi en la victoire. Cela leur prenait du temps, mais Aksel et Ida n’ont jamais considéré ce travail comme quelque chose de pénible, mais bien plutôt comme un privilège et une joie. En grandissant, leurs cinq enfants ont aussi participé à ce travail. Aksel est resté rédacteur responsable de la revue « Trésors cachés » pendant 55 ans.

Avec Sigurd Bratlie et Elias Aslaksen, Aksel J.Smith a eu dès les années 30 la responsabilité du développement pratique et spirituel de l’Assemblée. Il a exercé ce ministère fidèlement à une des périodes les plus tumultueuses que le monde ait jamais connues. C’était un homme visionnaire, et il savait dans quelle direction l’Assemblée devait évoluer. C’est Smith qui a vu en premier les formidables possibilités qui se cachaient dans une petite ferme qui s’appelait « Brunstad », lorsqu’il l’a visitée pour la première fois, en pataugeant dans la neige jusqu’aux genoux. Sa vision claire de l’avenir a au fil des années abouti au Centre de conférences de Brunstad tel que nous le connaissons aujourd’hui – le point central de l’Assemblée – et comme disent les nombreux enfants qui y passent leurs vacances d’été : « Le meilleur endroit du monde ! »

Le soin qu’Aksel a pris de l’Assemblée et des gens était une question qui lui tenait à cœur personnellement. C’était un dirigeant sage, par exemple lorsque des voix se sont élevées au sujet de la position des femmes dans l’assemblée, et Aksel J.Smith a suivi les traces de son père en déclarant clairement et fermement que les femmes et les hommes peuvent servir dans l’Assemblée, et que les femmes, tout autant que les hommes, peuvent être une ressource pour la communauté. 

Pour ses voisins et ses amis, c’était un homme qui ne se contentait pas de parler du christianisme mais qui le vivait dans la pratique. 

Il ne recherchait jamais ses propres intérêts et ne cherchait pas non plus à être grand et à se faire valoir par son ministère, alors qu’il aurait facilement pu le faire en tant que fils de Johan O. Smith. Cela ne l’intéressait pas du tout de former une « élite spirituelle ». Au lieu de cela, il avait cette capacité rare de mettre ses collaborateurs en valeur et de les amener à sentir qu’ils étaient précieux. La vie d’Aksel J.Smith était profondément ancrée dans le fait de se sacrifier dans le secret et de servir Dieu, l’Assemblée, sa famille et la société en général. Pendant plus de trois quarts de siècle de croissance, de la période du réveil au début des années 30, durant les périodes difficiles de la guerre, jusqu’au développement international dans les années 50-60 et pour finir au moment du réveil qui est venu au début des années 90 – Aksel J.Smith a été un berger bon, doux et avisé pour l’Assemblée pendant toute cette période. Après sa mort, en août 1998, il est devenu plus manifeste que l’héritage qu’il a laissé était une assemblée ouverte, accueillante et internationale. Il savait ce que cela signifiait de vivre fidèlement ici et maintenant. Il n’a jamais voulu s’isoler du reste du monde, il était au contraire actif et engagé dans sa propre commune de Horten (N), où il rendait souvent visite aux malades et aux personnes âgées. Pour ses voisins et ses amis de sa ville, c’était un homme qui ne se contentait pas de parler du christianisme, mais qui le vivait dans la pratique tous les jours.

« Moi et le Père, nous sommes un. » 

Un élément fondamental dans la vie d’Aksel était son amour infini envers tous ceux qu’il rencontrait. Il a vécu une vie de fidélité complète envers l’Evangile de la victoire sur le péché, et il a été dans ce développement intérieur constant, si bien qu’à la fin de sa vie, en lisant le verset de Jean 10, 30 à la conférence de Pâques à Brunstad en 1995, il n’y avait aucun doute que c’était devenu son témoignage personnel : « Moi et le Père, nous sommes un. » 

Source: Bratli, Kjell Arne, En Herrens Hyrde: Aksel J. Smith 1919-1998, Skjulte Skatters Forlag 2007)