Le bien et le mal

Le bien et le mal

Ecrit par: Anna Risa | Publié: lundi 18 juin 2012

Un homme passe au feu rouge et heurte un autre véhicule. La police arrive sur les lieux et demande ce qui s’est passé. Pourquoi l’homme ne ment-il pas ?

Une dame flâne dans une bijouterie lorsqu’elle voit une bague qui lui fait beaucoup envie posée sur le comptoir. Il n’y a personne dans les parages et elle pourrait facilement l’emporter. Pourquoi ne la prend-elle pas ?

Ces derniers temps, j’ai beaucoup pensé aux mots « bien » et « mal » et à ce que cela signifie pour les gens. La plupart d’entre eux vivent une vie sociale respectable par rapport aux lois du pays. Ils ne volent pas et n’insultent pas les gens qui les agacent. La grande majorité des étudiants terminent leurs études sans tricher à l’examen même si la tentation est grande, et la plupart des gens remplissent leur déclaration d’impôts honnêtement et du mieux qu’ils peuvent.

Pourquoi fait-on le bien ?

Mais pourquoi ? Est-ce que la dame dans la bijouterie n’a pas pris la bague parce qu’elle sait que c’est mal de voler, et de ce fait, elle s’en abstient, ou bien est-ce parce qu’elle sait qu’il y a des caméras de surveillance dans la boutique ?

Est-ce que l’homme dit la vérité aux policiers parce que 14 témoins l’ont vu à l’arrêt de bus à côté, ou bien parce qu’il sait que c’est mal de mentir et qu’il choisit de faire ce qui est bien ?
 

 C’est difficile de toujours devoir s’empêcher de faire ce qu’on veut.

Et qu’en est-il de toi ? Si tu avais l’occasion de voler 50 000 euros avec la garantie à 100% de ne pas être vu, le ferais-tu ? Peut-être que 50 000 euros c’est un peu beaucoup. C’est tout de même de l’argent que tu voles à des personnes innocentes. Mais si c’était 5000 euros ? 2000 euros ? 300 euros ?

Il y a une grande différence entre « faire le bien » parce qu’on redoute les conséquences du fait d’être malhonnête et faire le bien parce qu’on le désire de tout son cœur. C’est difficile de toujours devoir s’empêcher de faire ce qu’on veut, et de s’interdire de commettre le mal qu’on veut faire, tout en sachant que le même problème se posera le lendemain et qu’il faudra de nouveau y renoncer.

Aimer faire ce qui est bien ?

Dis-toi bien qu’il est possible de vouloir faire le bien. Cela rend les choses tellement plus simples ! N’est-il pas préférable d’avoir un ardent désir d’être vrai, sincère et honnête ? C’est le cas pour Jésus. Il est dit de lui dans Hébreux :

«Tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité; C'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile de joie au-dessus de tes égaux. » Hébreux 1, 9.

L’amour que Jésus avait envers Dieu faisait que son seul désir était de faire ce qui était agréable à Dieu.

Ce verset parle de lui-même. Bien sûr qu’il était heureux en haïssant l’iniquité ! Est-ce que tout le monde ne serait pas heureux, si chacun aimait faire le bien plutôt que le mal ? Tout serait tellement plus simple. Mais comment Jésus est-il arrivé à cela ? Il est né avec une nature humaine comme nous, et nous savons qu’elle est pleine d’envie de faire ce qui est mal. Jésus a donc aimé la justice et haï l’iniquité !

La réponse est très simple. L’amour que Jésus avait envers Dieu faisait que son seul désir était de faire ce qui était agréable à Dieu. Et ce désir était plus fort que celui de céder à ses propres convoitises. Pense à quelqu’un que tu aimes très fort. Tu n’aimerais pas le blesser, d’aucune manière, non ? Tu veux qu’il soit heureux, et si tu l’aimes assez fort, tu n’hésiteras pas à renoncer à certaines choses dans la vie pour qu’il soit heureux.

Un nouvel entendement

C’est exactement la même chose avec Dieu et Jésus. Si tu comprends à quel point ils t’aiment, tu ressentiras la même chose. Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique (Jn 3, 16), et Jésus a versé son propre sang pour nous sauver de nos péchés (1 Pi. 1, 19)

Tout à coup, toute ta manière de voir les choses change. Ta nature humaine n’as pas changé, tu seras donc encore tenté de mentir, de médire, d’être malhonnête, etc. Mais maintenant, tu as reçu un nouvel entendement ! Là où avant tu cédais à la tentation, tu peux maintenant résister parce que tu ne veux plus faire le mal ! Tu aimes Jésus et tu sais que le mensonge et la malhonnêteté ne lui sont pas agréables.

Ta nature humaine n'a pas changé, mais tu as reçu un autre entendement !

Puisque la nature humaine habite encore en toi, tu dois toujours faire des choix, mais ce ne sont plus des choix difficiles à faire. Tu renonces à ta tendance à pécher, parce que tu aimes Jésus. Tu n’as plus besoin de te dire que toute ta vie tu devras constamment te retenir de faire ce que tu as envie de faire par crainte de ce que les autres vont penser de toi. En continuant à renoncer à toi-même, tu constateras un changement dans ta façon de réagir. Le péché inhérent à ta nature humaine, le péché dans la chair, perd petit à petit de son pouvoir. Dans la Bible, il est écrit qu’il est livré à la mort. Cela devient de plus en plus facile, et un jour, tu n’es plus tenté dans ce domaine. Peux-tu t’imaginer quelque chose de mieux que cela ?

L’entendement de Christ

Nous voyons qu’il en est clairement question dans plusieurs passages du Nouveau Testament. Par exemple :
« Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez ». (Ro.8, 12)

« Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché ».(1 Pi.4,1)