Qu’est-ce qui fait que cette assemblée est différente ?

Qu’est-ce qui fait que cette assemblée est différente ?

Ecrit par: Maggie Pope | Publié: vendredi 23 mai 2014

Depuis l’église anglicane solennelle et respectueuse des rites, avec son prêtre en soutane, à l’église baptiste avec son pasteur en costume cravate ou au prédicateur pentecôtiste en jean et T-shirt qui court sur l’estrade son micro à la main en criant… je les ai tous connus. 

Et ils ont une chose en commun.

Il ne s’agit que d’eux.

Un homme sur l’estrade a pour mission de raconter aux gens ce que Dieu a fait pour nous, et comment nous pouvons rassembler de l’argent pour avoir un nouveau toit, être sauvé ou être baptisés du Saint-Esprit. Amen, loué soit Dieu et/ou alléluia !
Et on rentre chez soi, content d’être quelqu’un de « bien », ou parce qu’on a accepté Jésus comme son Sauveur personnel, ou parce qu’on peut parler en langues.

Pendant plusieurs mois, j’ai pensé : « Est-ce vraiment tout ? Est-ce que le christianisme n’a que ça à proposer ? » 

Est-ce que c'est ça la chrétienté ?

Pendant plusieurs mois j’ai pensé, « Est-ce vraiment tout ? Est-ce que le christianisme n’a que ça à proposer ? » Quand je lis les Actes des apôtres, il s’en dégage un sentiment de force, de victoire, de combat contre Satan et l’armée de l’enfer. Je recherchais ce même sentiment de victoire, et j’ai trouvé des dirigeants qui me disaient que je n’avais pas vraiment besoin de faire ce qui est écrit dans la Bible, parce qu’eux- mêmes, ils ne le faisaient pas. J’ai entendu des femmes critiquer et calomnier d’autres membres, et des hommes qui aimaient créer des divisions dans les assemblées pour exercer un pouvoir et jouir d’un certain prestige.

Ils étaient tous d’accord pour dire que Jésus, le fils de Dieu et le roi des rois, avait souffert et était mort pour nous pour que nous puissions retrouver le chemin vers Dieu par le pardon des péchés. La seule chose que nous avions à faire était de croire en ce sang précieux qui avait été versé pour nous.

Et puis nous n’avions plus qu’à annoncer l’évangile de ce que Dieu avait fait pour nous et convaincre le plus de personnes possible à se convertir. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser ? Se convertir à quoi ?

Les chrétiens que je voyais autour de moi continuaient à critiquer, se diviser, se mettre en colère et être jaloux. Et ils estimaient que c’était bien ainsi, aussi longtemps qu’ils demandaient à Dieu de leur pardonner par le sang de notre Sauveur Jésus-Christ qui a ôté tous nos péchés.
 

Quel était donc le but et où était la victoire dont l’Ecriture parlait ?

Etre sauvé n'est que le début

Nous avons alors fait la connaissance d’un jeune homme qui nous a raconté une autre histoire. Il venait du mouvement pentecôtiste comme nous, mais il avait été à une conférence à Brunstad en Norvège. Ce qu’il avait entendu là-bas avait changé sa vie. Il  nous a raconté ce qu’il avait entendu – que le fait d’être sauvé était seulement le commencement d’un chemin de transformation, que nous pouvons obtenir petit à petit la victoire sur le péché qui est dans notre nature si nous le combattons et que nous résistons à Satan exactement comme Jésus l’a fait.

C’était nouveau pour moi. Il a lu dans Hébreux 12, 4 : « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché. »

Il n’était pas écrit que nos péchés avaient été « enlevés », mais que nous devons leur résister ! 

Je n’avais jamais lu ce verset auparavant. Personne ne me l’avait jamais dit non plus. Il n’était pas écrit que nos péchés avaient été « enlevés » mais plutôt que nous devions leur résister ! J’en avais des frissons dans le dos. Il était donc prévu que je combatte le péché. J’étais à chaque fois responsable de la façon dont je résistais à la tentation. Je ne pouvais pas me contenter de céder et de compter que le sang de Jésus me couvrirait aux yeux de Dieu.

Comment être délivré ?

Quand j’étais chez les évangéliques baptistes, j’ai quitté une fois un culte en étant très désagréable et irritée envers mon mari. Un des membres de l’église l’a remarqué et il a insisté pour que je dise à haute voix : « Loué soit Dieu ! » Je ne voulais pas. Il insistait pour que je dise « Loué soit Dieu ! » comme si cela allait tout arranger comme par magie.


Ce que j’ai découvert à Brunstad Christian Church c’est que c’était le péché qui était en moi et non pas mon mari qui me rendait irritée. J’ai appris que je devais combattre mon irritation, que je pouvais (et devais) prier Dieu de me remplir de son Saint-Esprit, pas seulement pour parler en langues, mais pour avoir la force de résister et de rejeter toutes les pensées pécheresses. J’ai découvert qu’en menant ce combat contre mon propre péché, je devenais – et cela continue – libre de celui-ci, petit à petit.
 

Nous sommes membres du corps de Christ, des personnes libres, des serviteurs qui avons tous une vocation que nous suivons sans gain ni influence terrestre.

A chaque réunion, j’ai l’occasion, ainsi que d’autres, de témoigner de la bonté de Dieu et du travail qu’Il fait dans nos vies. Nous partageons des révélations que nous avons reçues pour nous-mêmes lorsque nous entendons la Parole prophétique de Dieu.

Personne n’est payé pour me souhaiter la bienvenue sur le seuil de l’église, personne n’est payé pour me lire les Ecritures, personne n’est payé pour me donner des conseils. Personne n’est payé pour se produire en public.

Nous sommes membres du corps de Christ, des personnes libres, des serviteurs qui avons tous une vocation à suivre sans gain ni influence terrestre. Nous avons des prophètes, des « docteurs », des évangélistes, des consolateurs.
Qui peut faire partie de ce corps vivant et plein d’avenir ?

Une chose est certaine : nous n’avons pas de formulaire d’adhésion à remplir. Pas besoin d’être membre d’un mouvement. C’est très simple en réalité :

« Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive.» (Luc 9,23)