Apprends de la fourmi !

Apprends de la fourmi !

Ecrit par: Johan Oscar Smith | Publié: vendredi 19 septembre 2014

« Va vers la fourmi, paresseux ; considère ses voies et deviens sage. »  Pr. 6, 6.

Les fourmis construisent leur fourmilière au soleil, et elles l’appuient contre un arbre au nord et à l’est. Elles mettent ainsi tous les avantages de leur côté pour que la fourmilière puisse garder la chaleur. Tôt le matin, quand le soleil se lève, les fourmis commencent leur activité. Toutes les voies de la fourmi mènent à la fourmilière, et toutes les fourmis travaillent autant qu’elles le peuvent. Si une brindille est trop grosse pour l’une d’entre elles, plusieurs autres s’emparent de la brindille pour l’amener à la fourmilière.

C’est une bénédiction de travailler physiquement et spirituellement.

L’oisiveté entraîne la paresse et la paresse fait qu’on se retrouve dans le besoin. Observe les fourmis, considère leurs voies. D’abord les choses naturelles, puis les spirituelles. Bien qu’elle n’ait ni chef, ni inspecteur, ni maître, elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. V. 7 et 8.

C’est une bénédiction de travailler physiquement et spirituellement. Le terrain que le pauvre défriche donne beaucoup de fruits. Les vierges folles ont supplié les sages de leur donner de l’huile. C’est ce qui se passe avec tous les paresseux. Ils terminent dans la mendicité. Les vierges folles n’avaient pas recueilli d’huile dans leurs vases. Elles étaient paresseuses. Il faut du zèle pour préparer de la nourriture dans le domaine naturel, et il ne faut pas moins de zèle pour préparer de la nourriture spirituelle. Le besoin du paresseux le surprend comme un homme en armes, comme un rôdeur. Il fuit le travail comme la peste, c’est une difficulté insurmontable à ses yeux, comme un homme en armes muni d’un bouclier. C’est terrible de se retrouver dans une telle situation !
 

Si une « brindille » est trop lourde pour ton frère, fais un effort et aide-le à la transporter.  

Dans l’assemblée, toutes les voies mènent aussi à la fourmilière, c’est-à-dire au temple spirituel qui est en cours de construction. Car nous sommes édifiés avec les autres pour être un édifice de Dieu en esprit. Que tout se fasse chez vous pour l’édification. Sois actif pour l’édification du royaume de Dieu. Si une « brindille » est trop lourde pour ton frère, fais un effort et aide-le à la transporter. Tous ne sont pas des serviteurs de la Parole, mais tous peuvent être des serviteurs de Dieu, dans la construction du temple. Nous n’avons « ni chef, ni inspecteur, ni maître », les fourmis non plus, et pourtant le travail avance vite. Tout le monde construit suivant les règles, d’après le désir et l’impulsion que chacun ressent intérieurement. C’est ainsi que les choses doivent se passer.
« Paresseux, jusques à quand seras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, un peu croiser les mains pour dormir !… Et la pauvreté te surprendra, comme un rôdeur, et la disette, comme un homme en armes. » V. 9 à 11.

 

Publié pour la première fois dans le journal Skjulte Skatter, en juin 1932
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