Et si Jésus avait été un mauvais charpentier ?

Et si Jésus avait été un mauvais charpentier ?

Ecrit par: Frank Myrland | Publié: jeudi 3 septembre 2015

La Bible parle très peu de la vie de Jésus avant les quelques années qui ont précédé sa mort sur la croix. Est-ce que cela signifie que ces années-là n’étaient pas importantes ?

Au contraire, ce temps qu’il a passé dans des situations ordinaires, comme celles que nous vivons tous les jours était crucial pour Jésus. Il a pu se développer et lutter contre les désirs et tendances pécheresses dont il avait héritées en revêtant chair et en sang.

Et si Jésus n’aimait pas du tout le travail de charpentier et qu’il devait le faire quand même ?

On suppose généralement qu’à l’adolescence, Jésus était charpentier comme son père avant lui. De ce que l’on sait de Jésus et de la vie qu’il a menée, on peut penser que c’était facile de travailler avec lui et que c’était un ouvrier appliqué.

Mais si Jésus n’avait pas fait du si bon travail ? Et si son travail ne marchait pas comme il le souhaitait et qu’il était tenté au découragement et à l’irritation, tout comme nous ? Et si Jésus n’aimait pas du tout le travail de charpentier mais qu’il devait le faire tout de même ?

Les mêmes situations que nous

Il n’y a aucun passage dans la Bible qui évoque les capacités de Jésus en tant que charpentier, ce qui est bien puisque ce détail n’est vraiment pas important. Ce qui est important à savoir est ce que l’on peut lire de Jésus en Hébreux 4, 15 : « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » On sait d’après ce verset que Jésus a traversé les mêmes situations que nous, y compris à son travail, sans céder au péché. Il a été tenté à l’irritation et à l’impatience. Il a été tenté au découragement et à la frustration. Et il n’a pas cédé.

Il a été tenté à l’irritation et à l’impatience. Il a été tenté au découragement et à la frustration. Et il n’a pas cédé.

Une part importante du travail de Jésus était de s’humilier lui-même. On peut lire dans Philippiens 2, 5-8 : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal à Dieu, mais ‘est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes et en ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Malgré le fait qu’il était Fils de Dieu, il a tout de même accepté de réaliser des tâches qui étaient peut-être difficiles, salissantes ou pas forcément agréables.

Qu’est-ce que cela signifie pour moi ?

Peut-être que je n’aime pas mon travail. Peut-être que je ne m’entends pas très bien avec mon chef et mes collègues. Est-ce que cela signifie que je n’ai pas d’autre choix que d’être malheureux et aigri lorsque je pars au travail chaque jour ? Pas du tout ! Je peux malgré tout trouver la paix et la joie ! « Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. » 1 Thessaloniciens 5, 16-18.

« Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. »

Lorsque j’ai la même attitude que Jésus, je peux être reconnaissant et servir les autres dans toutes les situations où je me trouve. Ainsi, la vie devient une joie quel que soit mon emploi. Si je considère que je ne serai heureux qu’à condition d’avoir une promotion, ou de ne plus avoir à travailler avec tel ou tel collègue, il me manquera toujours quelque chose. Je ne serai jamais satisfait.

Comment est-ce que j’utilise chaque journée de travail ?

Nous passons beaucoup de temps au travail. Mais ce n’est pas simplement du temps qui s’écoule sans aucun rapport avec ma vie chrétienne. Lorsque je suis au travail, je peux voir beaucoup de ma propre volonté et de mes tendances pécheresses. Je vois l’orgueil, la colère et l’impatience. Ces choses peuvent me sembler être des « petites choses » qui ne sont pas tellement importantes par rapport à tout le reste. Mais c’est la somme de toutes ces petites choses qui constituera la voie par laquelle je passerai dans la vie.

Je ne peux pas me développer si je ne reconnais pas qu’il y a quelque chose en moi qui doit être développé. C’est une activité quotidienne, qui s’applique à chaque situation où je me trouve. Si je sais que je dois me développer dans la patience, je trouve une occasion favorable quand je suis tenté à l’impatience au travail.

La somme de toutes ces petites choses constituera la voie par laquelle je passerai dans la vie.

Lorsque je choisis de suivre la vie que Jésus a menée, j’ai la possibilité d’être transformé un peu plus chaque jour, dans toutes les situations de la vie. En restant ferme et fidèle à ce but, le « moi » qui se plaignait toujours, qui se sentait découragé et contestait au travail sera renouvelé et remplacé par une nouvelle version de moi-même qui pourra rayonner l’amour, la paix et la joie chaque jour.