Jésus : Pionnier, initiateur, précurseur

Jésus : Pionnier, initiateur, précurseur

Ecrit par: ActiveChristianity | Publié: lundi 12 décembre 2016

As-tu déjà entendu parler de Jésus en tant que précurseur ? Tu as sans doute entendu parler de lui comme celui qui a parcouru le chemin à ta place.

Que signifie le mot « précurseur » ? Selon le dictionnaire, un « précurseur » est une personne ou une chose qui précède l'arrivée ou l’évolution de quelqu'un ou de quelque chose d'autre. « Précéder » signifie arriver avant quelque chose. Si c’est bien le cas, si Jésus est notre précurseur, cela veut dire que d'autres suivent ses traces, faute de quoi cela n’aurait pas de sens de l'appeler un « précurseur ».

« Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de Melchisédech. » Hébreux 6, 19-20.

Suivre quelqu'un devrait normalement signifier qu'on va dans la même direction que lui, pour aboutir au même résultat que lui. Mais comment pouvons-nous vraiment suivre Jésus ? Premièrement, nous devons comprendre ce que Jésus a accompli sur terre et pourquoi nous voulons le suivre.

Suivre quelqu'un devrait normalement signifier qu'on va dans la même direction que lui, pour aboutir au même résultat que lui.

Comment Jésus est-il devenu notre précurseur ?

Lorsque Jésus est né dans le monde, ce n'était pas comme Adam avant la chute, sans péché dans sa nature humaine. Il a commencé sa course en tant qu'homme, comme serviteur, et non comme roi, car autrement peu de gens auraient pu le suivre (Philippiens 2, 7) Il a participé au sang et à la chair - au corps entier du péché – comme les enfants (Hébreux 2, 14; Romains 7, 18)

« ...a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes. » Hébreux 5, 8. Jésus a dû apprendre l'obéissance ; cela signifie qu'il avait une volonté propre qui était contraire à la volonté de Dieu. Le fait qu’il n’a pas cédé à sa propre volonté afin d'obéir à son père céleste lui a causé des souffrances. A chaque fois que Jésus était tenté et que sa chair voulait prendre le dessus, Dieu condamnait le péché qui habitait dans sa chair et Jésus s'offrait en sacrifice (Romains 8, 3-4). Il n'a jamais commis de péché, mais il a découvert le péché qui habitait en lui, et il l'a mis à mort sans jamais céder (Hébreux 4, 15) De cette manière, tout le péché et toute la volonté propre qui habitaient dans sa chair ont été mis à mort, et la nature divine s’est manifestée dans la vie de Jésus.

Lorsque Jésus est mort sur la croix à Golgotha, le voile du temple s'est déchiré en deux depuis le haut jusqu'en bas (Matthieu 27, 51). Le voile bloquait l'entrée dans le lieu très-saint dans le temple, et il symbolisait le péché dans la chair dont tous les hommes avaient hérité après la chute, car c'est le péché qui sépare les hommes de Dieu et qui empêche d’entrer dans le lieu très-saint. Lorsque le voile s’est déchiré, cela a montré que tout le péché qui habitait dans la chair de Jésus avait été condamné et mis à mort. Jésus a inauguré une route nouvelle et vivante qui passe au travers de la chair – le voile - et mène jusqu'au trône de Dieu. (Hébreux 10, 19-22). Il est ainsi devenu un précurseur, et il a rendu possible pour les hommes d’avoir part à la nature divine, s’ils sont prêts à suivre le même chemin que Jésus en mettant à mort le péché qui est dans leur chair.

Jésus a inauguré une route nouvelle et vivante qui passe au travers de la chair – le voile.

Comment pouvons-nous suivre Jésus ?

« Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché... » 1 Pierre 4, 1-2. Jésus nous a montré le chemin en s'engageant dans une guerre contre le péché dans les jours de sa chair. Si aucun homme n’avait été capable d’avoir part à la nature divine, la vie et la mort de Jésus auraient été en vain.

Beaucoup de gens pensent que s’ils viennent à Jésus, ils ont parcouru tout le chemin. Pourtant, il y a une différence entre venir à Jésus (qui est le chemin) et suivre le chemin.

Que cela signifie-t-il de marcher sur ce chemin au travers de notre chair ? « Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair... » Romains 7, 18. C'est cette même chair dont Jésus a hérité en tant que fils de l'homme. Lorsque nous sommes tentés, c'est à cause du péché qui habite dans notre chair, dont nous avons aussi hérité après la Chute. C'est justement lorsque nous sommes tentés que nous avons l'occasion de mettre à mort le péché que nous rencontrons. Nous faisons cela en le rejetant et en refusant de céder à la tentation, pour nous offrir en sacrifice pour faire ce qui est agréable à Dieu. De cette manière, le péché qui habite dans notre chair est progressivement mis à mort et il perd son pouvoir. C'est cela que veut dire condamner le péché dans la chair. (Romains 8, 3)

Il y a une différence entre venir à Jésus (qui est le chemin) et suivre le chemin.

Toute sa vie, Jésus a présenté son corps comme un sacrifice pour faire la volonté de son Père céleste (Hébreux 10,7 ; Luc 22, 42). Pour le suivre, nous devons aussi nous soumettre à cette même volonté - la volonté de Dieu. Nous recevons le pardon des péchés par le sang de Jésus, mais lorsque nous donnons notre vie et nous soumettons à la même volonté que Jésus, nous avons l’assurance pour entrer dans le lieu très-saint par le sang de Jésus, qui est aussi le sang qui coule dans notre propre vie, au sens figuré, lorsque nous haïssons notre vie - notre propre volonté -, de sorte qu’elle meure.

Une aide personnelle de notre précurseur

C'est dans le lieu très-saint que Dieu se révèle à nous et nous parle. C'est là que nous pouvons apprendre à connaître la volonté du Père. C'est aussi là que nous trouvons le trône de grâce (Hébreux 4, 16). C'est là qu'est Jésus, à la droite de son Père, intercédant pour nous (Hébreux 7, 25). « Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. » Hébreux 2, 18. Parce qu'il a parcouru lui-même le chemin et qu'il a été tenté en tous points comme nous, il comprend ce que nous traversons et il peut compatir avec nos faiblesses (Hébreux 4, 15). Ce n'est pas une compassion qui nous permet de rester dans le péché, mais c'est une aide véritable afin que nous puissions vaincre la misère et la mort auxquelles ces faiblesses mènent. Lorsque nous prions Jésus, il voit notre besoin et il prie pour nous auprès de notre Père. C'est ainsi qu'il est aussi notre intermédiaire, notre médiateur.

Nous pouvons nous approcher du trône de la grâce avec assurance afin de recevoir de la grâce et de l'aide pour avoir la victoire sur le péché au moment opportun. Nous avons besoin de cette aide afin d'être victorieux comme Jésus. Cette grâce qui nous aide au moment opportun n'est pas du pardon après que nous avons péché, mais c'est une grâce et une force au moment de la tentation, pour que nous tenions fermes sans commettre de péché !

Nous pouvons nous approcher du trône de la grâce avec assurance afin de recevoir de la grâce et de l'aide pour avoir la victoire sur le péché au moment opportun.

Si nous acceptons Jésus en tant que précurseur et que nous renonçons à tout pour devenir ses disciples, Jésus devient alors notre ami le plus intime et le plus personnel. Par l'Esprit Saint, il nous parle dans notre cœur et nous guide en nous donnant des conseils précis, honnêtes et précieux. En tant qu'ami, il nous offre aussi du réconfort et de la force, et il n'a pas peur de nous montrer la vérité sur nous-mêmes, pour que nous puissions nous voir nous-mêmes et changer.

Nous faisons alors aussi l’expérience que Jésus n'a pas seulement inauguré la voie, mais qu’il court aussi à nos côtés, avec un cœur débordant d'amour, d'espoir et de miséricorde à notre égard, en nous guidant et en nous aidant à parvenir au but ultime : devenir libres du péché dans la chair, pour que seules les vertus de Christ (les fruits de l'Esprit) poussent et se manifestent !