La Parole de la croix : la mise en pratique du christianisme

La Parole de la croix : la mise en pratique du christianisme

Ecrit par: Milenko van der Staal | Publié: mardi 12 juillet 2016

Le mot « chrétien » signifie « disciple de Jésus », et en Luc 9, 23, 24 Jésus dit lui-même ce que cela engage : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. » Voici l’essence même du christianisme, et cela s’applique à tout vrai chrétien, indépendamment de l’âge, de la personnalité, du passé ou des circonstances.

Jésus savait de quoi il parlait

Nous pouvons suivre le commandement de Jésus, car c’est justement ce qu’il a fait lui-même pendant son temps ici sur terre. En tant qu’être humain, il a aussi été doté d’une chair avec des tendances à pécher. (Hébreux 2, 14) Il a été tenté parce qu’il avait des désirs dans la chair. (Jean 1, 2-15) Mais parce qu’il a renoncé à lui-même (c’est-à-dire à ses propres désirs), il n’a jamais commis le péché. (Hébreux 4, 15)

Il est clair que Jésus connaissait la condition humaine, pas seulement en tant que théorie mais car il en faisait directement l’expérience.

Il est clair que Jésus connaissait la condition humaine, pas seulement en tant que théorie mais car il en faisait directement l’expérience. Il cite des exemples pratiques qui montrent qu’il savait ce que cela voulait dire d’être tenté : tenté à être jaloux, à s’irriter, à convoiter, à juger, à s’inquiéter, à s’enorgueillir, à être hypocrite etc. Mais chaque jour de sa vie, Jésus a fait usage de la « croix ». C’est sur la croix que Jésus a renoncé aux désirs de sa chair et les a mis à mort. Concrètement, cela signifie qu’il a dit « Non ! » aux exigences de la chair et a supporté patiemment la tentation par la force que Dieu lui donnait, jusqu’à ce qu’il obtienne la victoire, la victoire étant la mort du péché auquel il était tenté. Cela signifie qu’il a dû souffrir dans la chair, et il qu’il a imploré Dieu de lui envoyer de l’aide, mais cela signifie aussi qu’il n’a jamais péché. (2 Pierre 4, 1, Hébreux 2, 14, Hébreux 8, 7)

Nous cessons de pécher !

La Parole de la croix est vraiment quelque chose à mettre en pratique. Elle peut s’appliquer à la vie quotidienne, par tous, indépendamment de l’âge, du sexe, de la personnalité, du passé ou des circonstances. Elle peut s’appliquer dans n’importe quelle situation, dans n’importe quelle tentation. Lorsque nous portons notre croix chaque jour, nous ne cédons pas aux sentiments de colère, d’irritation ou de jalousie. Nous ne cédons pas lorsque nous sommes tentés à être fiers, hostiles ou encore paresseux. Nous ne nourrissons pas des pensées impures. Nous refusons d’être esclaves d’une faible estime de soi-même ou du découragement qui voudraient nous empêcher de faire le bien. Nous devenons des faiseurs de la Parole. (Jacques 1, 21-22)

Là où auparavant nous étions amers et exigeants, nous devenons une bénédiction. Là où nous étions anxieux et découragés, nous devenons remplis de foi et de force pour passer à l’action.

Par la croix, nous mettons à mort les désirs de la chair avant qu’ils ne deviennent péché (Jean 1, 14-15, Colossiens 3, 5, Galates 5, 24) Paul dit que la Parole de la croix est une puissance pour nous qui sommes sauvés et qu’elle est la sagesse de Dieu. (1 Corinthiens 1, 18-25) Nous voyons cela en pratique ! Par l’usage de la croix et de la puissance du Saint Esprit, une transformation a lieu.

Là où auparavant nous étions amers et exigeants, nous devenons une bénédiction. Là où nous étions anxieux et découragés, nous devenons remplis de foi et de force pour passer à l’action. Là où auparavant nous étions rancuniers et prompts à juger les autres, nous apprenons à pardonner et à édifier. Au lieu de chercher des arguments et des disputes lorsque nos sentiments sont blessés et que l’on s’oppose à nos opinions, nous devenons des exemples en douceur, bonté et patience. Nous acquérons les vertus de Christ lorsque nous résistons à nos propres convoitises.

Quelle joie lorsque pères, mères, enfants, collègues et voisins cessent leur hostilité et deviennent bons, cessent d’être amers et grincheux et deviennent reconnaissants et joviaux.

Des résultats magnifiques

Mis à part nous-mêmes, les premiers à bénéficier de cette transformation, ce sont nos prochains et nos amis chers, et les effets se propagent tels des ondulations sur un étang. Quelle joie lorsque pères, mères, enfants, collègues et voisins cessent leur hostilité et deviennent bons, cessent d’être amers et grincheux et deviennent reconnaissants et joviaux. Quelle délivrance lorsque nous cessons d’être arrogants et que nous commençons à nous supporter les uns les autres. Quelle bénédiction pour la société lorsque les gens paresseux se mettent à l’action, lorsque la justice, l’honnêteté et la loyauté règnent.

En tant que chrétiens, nous devenons des exemples et des défenseurs de la justice, de la miséricorde et des hautes valeurs morales. Nous sommes une ville située sur une montagne, une lumière qui ne peut être cachée. (Matthieu 5, 14-16) Peu importe où nous sommes placés, ce que nous faisons, comment nous nous sentons, notre type de caractère, les personnes avec lesquelles nous sommes placées, la parole de la croix fonctionnera toujours, et portera toujours du fruit. C’est la mise en pratique même du christianisme.