Pourquoi fallait-il que Jésus meure sur la croix ?

Pourquoi fallait-il que Jésus meure sur la croix ?

Ecrit par: Milenko van der Staal | Publié: mercredi 14 septembre 2016

Dieu est la source de vie. Il est lumière, et il n’y a point de ténèbres en lui. (1 Jean 1, 5) L’antithèse de Dieu est Satan, dont le royaume est ténèbres et péché. Dès le commencement, Dieu a dit très clairement que le péché menait à la mort (Genèse 2, 17 ; Romains 6, 23)

Le péché nous sépare de Dieu

Lorsque Satan est parvenu à tromper Eve par ses ruses, puis Adam, en le faisant désobéir, le péché est entré dans leur nature. Ce péché a formé comme un voile entre eux et Dieu, les séparant de la source de vie. Spirituellement, ils étaient morts par leurs offenses et leurs péchés (Ephésiens 2, 1) Le péché est entré dans le monde, qui a été maudit, et toutes les créatures vivantes ont été condamnées à mourir d’une mort physique.

Le péché qui est entré dans la nature d’Adam et Ève a été transmis à tous leurs descendants. Ce « péché dans la chair » ne désigne pas le fait d’être coupable d’avoir commis des péchés, mais il désigne une forte tendance à faire notre volonté plutôt que la volonté de Dieu. Si nous cédons à cette tendance, lorsque nous sommes tentés par exemple, nous commettons un péché. Pour aider son peuple à rester dans le droit chemin, Dieu leur a donné des lois qui décrivaient quelle était sa volonté.

Malheureusement, les hommes étaient terriblement faibles, et pas une seule personne n’a réussi à se garder pure du péché. En réalité, même les meilleurs d’entre eux péchaient quotidiennement en pensées, paroles et actes. Autrement dit, tous étaient coupables, et Satan a pu utiliser cela comme une lettre d’accusation contre eux, en exigeant qu’ils meurent. (Romains 5, 12) Dans le temple, la demeure symbolique de Dieu sur terre, un voile large et épais était accroché devant le Saint des Saints, représentant le péché dans la chair qui séparait les hommes de Dieu. Quiconque franchissait ce voile mourait instantanément, car aucun péché ne pouvait supporter la présence de Dieu.

Le péché par le sacrifice

Dieu, dans sa grande longanimité, a donné une possibilité aux hommes : s’ils sacrifiaient un animal sans tache, les hommes pouvaient obtenir le pardon. Une fois par an, le grand prêtre pouvait entrer dans le Saint des Saints, en apportant le sang du sacrifice, et il obtenait l’expiation pour le peuple. Par le sang d’un sacrifice innocent, la dette du péché pouvait être payée (Lévitique 17, 11 ; Hébreux 9, 22)

Cependant, le sang d’un animal ne pouvait pas enlever la cause fondamentale du problème, qui est le péché dans la nature humaine. Après que leurs péchés étaient pardonnés, les hommes continuaient de pécher, ce qui voulait dire qu’ils devaient revenir faire des sacrifices année après année. Même le grand prêtre ne pouvait pas les aider, car il était lui-même un pécheur, et le sacrifice valait pour lui autant que pour le peuple. (Hébreux 10, 1-4)

Dieu haïssait cet affreux état des choses. Il aspirait à avoir communion avec son peuple et à le sauver. Il recherchait quelqu’un qui pourrait faire sortir son peuple du cercle vicieux du péché et du pardon. Mais, bien qu’il y ait eu des hommes justes et craignant Dieu à travers l’histoire, aucun d’entre eux n’était sans faute, et aucun d’entre eux ne se tenait « sur la brèche » entre Dieu et les hommes. Dieu a alors envoyé son propre Fils pour accomplir la plus grande œuvre de l’histoire. (Ezéchiel 22, 30 ; Ésaïe 41, 28 ; Ésaïe 63, 5 ; Jean 3, 16-17)

Jésus : un être humain dans tous les sens du terme

Jésus était le fils de Dieu, mais il s’est « dépouillé lui-même » et est devenu le « Fils de l’homme », un être humain dans tous les sens du terme, avec la même nature humaine que nous tous. Cela voulait dire que Jésus était tenté comme nous. Mais Jésus était aussi né de l’Esprit de Dieu, et cet esprit l’a accompagné toute sa vie, et lui a donné la force d’accomplir la mission pour laquelle Dieu l’avait envoyé. (Luc 1, 30-35 ; Philippiens 2, 5-8 ; Ésaïe 61, 1-3)

« Et ayant paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. » Philippiens 2, 8. C’est en tant qu’homme que Jésus a dû apprendre l’obéissance, car en tant qu’homme, il avait sa propre volonté, le péché dans la chair, et il était tenté. C’est là qu’il a appris à renoncer à lui-même, à « porter sa croix chaque jour » et à mettre ce péché à mort. Le résultat est qu’il n’a jamais péché. (Hébreux 2, 18 ; Hébreux 4, 15 ; Hébreux 5, 7-8)

Lorsque Jésus parlait contre le péché et l’hypocrisie des chefs religieux de l’époque, il parlait avec autorité et conviction. Mais la mise à mort du péché qui avait lieu dans son homme intérieur et qui était cachée à la vue des hommes a amené presque tous ses contemporains à ne pas le comprendre, de telle sorte que finalement, il a été arrêté et crucifié. Cet homme pur, juste et sans faute est mort comme un criminel, puni pour des péchés qu’il n’avait jamais commis. Pourquoi ?

L’expiation et un chemin à suivre

Parce qu’il était sans faute et qu’il était le seul être humain dans toute l’histoire à être complètement pur et sans péché, Jésus était le seul qui pouvait se « tenir à la brèche » et le seul sur lequel Satan ne pouvait avoir aucune emprise. C’était le seul qui ne méritait pas la mort, qu’elle soit physique ou spirituelle. Mais en accomplissant la mission pour laquelle il est venu sur terre, Jésus a volontairement sacrifié sa vie. Il a été crucifié comme le sacrifice ultime et sans faute. Il est mort en tant qu’agneau de Dieu, et a obtenu l’expiation pour toute l’humanité. Il a porté la punition pour nos péchés et est mort pour les injustes. (Romains 5, 10 ; 2 Corinthiens 5, 21 ; 1 Pierre 3, 18) Non seulement il est mort d’une mort physique, mais il a aussi expérimenté une séparation d’avec Dieu lorsqu’il était sur la croix (Matthieu 27, 46 ; Marc 15, 34). A travers ce sacrifice, tous ceux qui croient en lui peuvent obtenir le pardon.

En réalité, la mort de Jésus sur la croix à Golgotha ne fait partie que de l’histoire chrétienne, même si elle est l’un des événements les plus marquants et puissants qui aient eu lieu sur la terre. Par la force de l’Esprit qui habitait en Jésus dès sa naissance, il a « souffert dans la chair » en y renonçant et en refusant de céder aux tendances au péché qui habitaient dans sa nature d’homme. De cette manière, le péché de sa chair a été condamné et il l’a « mis à mort », et a « crucifié » ses convoitises et ses désirs. Donc même s’il a été tenté, il n’a jamais commis de péché. (Hébreux 2, 18 ; Hébreux 4, 16)

Lorsque Jésus est mort sur la croix, il s’est écrié : « Tout est accompli ! » A ce moment-là, chaque parcelle de péché qu’il avait héritée dans sa nature humaine avait été crucifiée, et son travail sur terre avait été accompli. Lorsque Jésus est mort, le voile lourd dans le temple s’est déchiré de haut en bas. La dette a été payée ; la voie vers le Père céleste a été inaugurée.

La victoire de Jésus sur le péché a aussi été une victoire sur la mort. Il n’est pas resté dans le tombeau, mais il est ressuscité avec un corps glorifié, qui contenait toute la plénitude de la nature même de Dieu. Quarante jours plus tard, il est remonté au Ciel où il est maintenant assis à la droite de son père (Philippiens 2, 5-11 ; Colossiens 2, 9)

Les frères de Jésus !

Alors comment la crucifixion et le sacrifice de Jésus étaient-ils différents du sacrifice et du pardon de l’Ancienne Alliance ? Comment la mort de Jésus sur la croix enlève-t-elle le péché dans notre chair ? Pourquoi sommes-nous encore tentés ? C’est parce que le pardon n’était pas le but ultime de la vie de Jésus et ce n’est pas le but ultime d’un chrétien non plus. En fait, le pardon n’est que le commencement. Jésus lui-même a dit très clairement « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive. » Luc 9, 23.

L’objectif de Jésus n’était pas seulement d’être le sacrifice expiatoire pour le péché des hommes. Il voulait des disciples, qui soient prêts à le suivre. Nous ne pouvons pas le suivre jusqu’à la mort sur la croix de Golgotha, mais nous pouvons nous charger de notre croix chaque jour !

En le suivant sur ce chemin, nous devenons ses disciples, et il nous envoie son Saint-Esprit pour que nous ayons la même force qu’il avait lorsqu’il a vaincu le péché. Nous souffrons aussi dans la chair, nous crucifions la chair avec ses convoitises et ses désirs, nous mettons aussi à mort les « actions du corps » par l’Esprit et nous cessons de pécher, nous devenons « membres de son corps », nous devenons les frères de Jésus et nous prenons part à la nature divine ! (1 Pierre 4, 1-2 ; Galates 5, 24 ; Romains 8, 31 ; 1 Corinthiens 12, 12-14 ; Hébreux 2, 11 ; 2 Pierre 1, 2-4)

La mort de Jésus sur la croix à Golgotha était la culmination du travail incroyable qu’il a fait par amour pour nous, les hommes. Par sa mort, il a réconcilié avec Dieu ceux qui croient en lui et par sa vie il a inauguré une voie qui mène au Père céleste pour ceux qui le suivent. En mettant le péché à mort, Jésus a vaincu la mort. (Hébreux 2, 14-15). Par sa vie, il nous a donné la vie. Que son sacrifice ne soit pas en vain et qu’il puisse avoir une multitude de disciples qu’il n’a pas honte d’appeler ses frères !