Qu’est-ce qui est considéré comme du péché ?

Qu’est-ce qui est considéré comme du péché ?

Ecrit par: Kate Kohl | Publié: mardi 19 mai 2015

En tant que chrétien, j’ai fait le pacte avec Dieu de ne pas pécher. (Romains 6, 12-14) Je réalise maintenant, après avoir conclu ce pacte, que j’ai fait quelque chose de travers, mais il est trop tard, le mal est fait. Est-ce que cela veut dire que j’ai péché?

Je me suis converti et j’ai décidé de ne plus vivre que pour Jésus. J’ai reçu un nouvel entendement, un entendement qui désire faire le bien, et j’en ai complètement fini avec mon ancienne vie dans le péché ! J’en ai fini avec toutes ces choses que je sais être du péché et qui me séparent de Dieu. Ces choses auxquelles je sais que je n’aurais jamais dû me livrer.

Pourtant, je constate que je continue d’être tenté au péché. Je suis par exemple tenté à mentir pour me sortir d’une situation embarrassante. Mais il n’y a pas de raison que ces convoitises qui font partie de ma nature humaine me dictent ma conduite. Avec l’aide de Dieu, je peux avoir, et j’obtiens effectivement la victoire sur elles !

Je commence à me rendre compte que bien souvent, je fais des choses de façon tout à fait involontaire, mais qui vont malgré tout à l’encontre de la volonté de Dieu.

Mais je commence à me rendre compte que bien souvent, je fais des choses de façon tout à fait involontaire certes, mais qui vont à l’encontre de la volonté de Dieu. Je peux par exemple m’irriter inconsciemment contre un ami qui fait quelque chose qui me déplaît, même si mon désir est en fait d’être bon envers tout le monde !

Je comprends maintenant ce que Paul voulait dire dans Romains 7, 15 : « Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. » Je ne prends conscience de ces choses qu’une fois qu’elles ont été faites. Suis-je donc un pécheur sans même le savoir et le vouloir ?

Les actions du corps

Lorsque je fais quelque chose de mal, sans être conscient du fait que je suis tenté au péché, il s’agit alors de ce que la Bible appelle « les actions du corps ». (Romains 8, 13) Nous avons tous une chair avec des convoitises, et parfois, elles se manifestent sans même que j’en sois conscient. Ce n’est pas la même chose que de commettre le péché. A aucun moment je n’ai réalisé que j’étais tenté et qu’il fallait que je prenne une décision ; celle de céder ou non à la tentation.

En dépit de cela, je peux, après une conversation, me rendre compte que j’étais en train de juger mon ami. Ou peut-être que je me rends compte que j’ai réagi avec impatience dans une certaine situation. Je prends conscience du fait que j’ai réagi contre la volonté de Dieu, je n’ai pas réagi de la bonne manière.

Je prends conscience du fait que j’ai réagi contre la volonté de Dieu, je n’ai pas réagi de la bonne manière.

Mais aujourd’hui, j’ai encore la possibilité d’avoir la victoire sur le péché ! Pour cela, j’ai besoin de reconnaître ce que j’ai fait – si je suis trop orgueilleux pour admettre que j’ai mal réagi, Dieu ne peut rien faire avec moi. Jean 4, 6 : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » Je reconnais alors que ce que j’ai fait n’était pas la volonté de Dieu. J’ai décidé de servir Dieu, ainsi j’ai une haine contre ce qui n’est pas conforme à sa volonté, et je me résous fermement à être plus vigilant à l’avenir. Cet entendement mène à la victoire !

Aller de l’avant

Il faut alors que j’aille de l’avant et que je ne laisse pas Satan me rappeler mes péchés pour me donner mauvaise conscience. Le découragement n’est jamais être une option. Je désire toujours faire le bien, cela n’a pas changé. « Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. » (Romains 7, 20). Cela est arrivé, mais maintenant cela appartient au passé. A présent, je connais mieux mes faiblesses, et la prochaine fois que je me retrouverai dans une situation semblable, il faudra que je sois plus vigilant. Je saurai alors quel est mon penchant naturel et je serai prêt à identifier la tentation et à y résister.

A présent, je connais mieux mes faiblesses, et la prochaine fois que je me retrouverai dans une situation semblable, il faudra que je sois plus vigilant… Je serai prêt à identifier la tentation et à y résister.

Paul continue ensuite en expliquant quelle est notre position devant Dieu : « Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains 7, 25 ; 8-1) Aucune condamnation ! Mon esprit n’était pas d’accord avec les « actions du corps » et Satan n’a rien à me réclamer.

Dieu nous donne tellement d’espérance et de grâce. Il veut tellement que ça réussisse pour nous, et il nous offre toutes les occasions nécessaires pour être transformés. (Romains 12, 2) Lis le premier chapitre de 2 Pierre. Nous pouvons devenir participants de la nature divine ! Mais pour cela, nous devons tout d’abord devenir libres de notre nature humaine, et c’est dans de telles circonstances que nous pouvons apprendre à faire cela. Nous ne pouvons pas savoir ce qui est à purifier en nous-mêmes si nous ne commençons pas par le voir.

Une œuvre de transformation

Lorsque je prends conscience que j’ai jugé d’autres personnes, même si ce n’était pas mon intention, je comprends alors que juger les autres est une tendance de ma nature humaine. Je sais alors à quoi je dois travailler ; je dois déraciner cette tendance à vouloir juger les autres pour que la patience puisse grandir à sa place.

Dieu est puissant pour nous. Il nous donnera tout ce dont nous avons besoin pour pouvoir achever cette œuvre de transformation.

Lorsque je repense à une situation et que je me rends compte que j’ai agi de manière égoïste même si cela n’était pas mon intention, je comprends alors combien cela est ancré dans ma nature. Je peux alors me mettre à l’œuvre et saisir chaque occasion qui se présente à moi pour apprendre à devenir généreux et aimant au lieu de vivre pour moi-même.

Quand j’ai laissé l’inquiétude m’envahir, je me rends compte à quel point je dois apprendre à placer ma confiance en Dieu.

La liste est longue. Nous découvrons à quel point nous sommes faibles en tant qu’hommes, mais Dieu est puissant pour nous. Il nous donnera tout ce dont nous avons besoin pour pouvoir achever cette œuvre de transformation.

« Il donne de la force à celui qui est fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance. Les adolescents se fatiguent et se lassent, et les jeunes hommes chancellent ; mais ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme les aigles ; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point. » (Esaïe 40, 29-31).