Quelle est la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ ?

Quelle est la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ ?

Ecrit par: William Kennedy | Publié: lundi 3 juillet 2017

Sanctifier (verbe) :
1. Rendre saint ; considérer comme sacré, consacrer
2. Purifier ou délivrer du péché

Sanctification : le processus par lequel nous sommes sanctifiés

Dieu nous a choisis pour le salut, par la sanctification de l'Esprit et la foi en la vérité, pour que nous recevions la gloire de Jésus-Christ. (2 Thessaloniciens 2, 13-14) Quelle est cette gloire ? Il s'agit de la vie à laquelle il est parvenu : ses vertus, qui sont le fruit de l'Esprit.

Le résultat du travail de l'Esprit

Dans le processus de sanctification, le résultat du travail de l'Esprit est le fruit de l'Esprit : l'amour, la joie, la paix, la patience, la douceur, la bonté, la fidélité et la tempérance. (Galates 5, 22-23) Nous devons nous développer dans ces vertus afin de pouvoir servir les autres et édifier le corps de Christ. (1 Corinthiens 12, 12-14)

Les vertus sont au service des autres. En Jésus était la vie et la vie était la lumière des hommes (Jean 1, 4). Cette vie a été manifestée aux apôtres ; ils l'ont vue et l'ont touchée de leurs mains (1 Jean 1, 1-2). Cette vie était attrayante et les attirait à Jésus. Cette vie était la gloire de Jésus, le résultat d'une vie pendant laquelle il a toujours fait la volonté de son Père dans les jours de sa chair. C’était le résultat de la guerre qu’il a menée contre tout le péché qui habitait dans sa chair. Si nous voulons accéder à cette gloire, nous devons marcher dans ses traces. Les hommes peuvent alors voir et toucher de leurs mains les vertus qui sont en nous.

Lorsque la gloire de Jésus a été révélée à Paul, il a écrit sur le fait de porter dans son corps la mort de Jésus pour que la vie de Christ puisse se manifester dans son corps (2 Corinthiens 2, 10). Pour que les vertus puissent devenir une partie de notre nature, quelque chose d'autre doit mourir. La jalousie doit mourir pour que le contentement puisse naître. L'irritation et la frustration doivent mourir pour que la patience puisse naître. Lorsque nous résistons à notre tendance naturelle à pécher, nous remarquons que cela cause des souffrances dans notre chair. Mais le résultat est que le péché meurt, et nous devenons une nouvelle création ; nous sommes sanctifiés (2 Pierre 4, 1-2)

Paul écrit aussi que les souffrances du temps présent ne peuvent pas être comparées à la gloire qui nous sera révélée (Romains 8, 18). Lorsque nous sommes délivrés du péché, nous devenons serviteurs de Dieu, et le résultat est la sanctification qui amène à la vie éternelle ! (Romains 6, 22)

Produire de la vie chez les autres

La mort agissait en Paul, tandis que la vie agissait dans les autres. Quel effet incroyable les vertus peuvent avoir sur la vie de ceux qui nous entourent ! Nous obtenons ces vertus lorsque nous allons jusqu'à sacrifier notre propre vie et l'égoïsme et les désirs qui habitent dans notre chair. Lorsque d'autres sont durs ou injustes envers nous, nous pouvons livrer à la mort la tentation de nous venger. Il est écrit que la bonté de Dieu peut nous pousser à la repentance (Romains 12, 21). Cette mort qui agit en nous peut avoir un effet d’entraînement sur ceux qui nous entourent, de sorte qu’ils ont eux-mêmes envie de parvenir à la même vie. Nous devons vivre de telle manière qu'à travers nous, d'autres puissent aussi parvenir à cette vie en Christ.
            
Paul écrit en Colossiens 1, 11 que nous pouvons être fortifiés par la puissance glorieuse de Dieu, en sorte que nous soyons toujours et avec joie persévérants et patients. Au lieu de rencontrer les mêmes réactions que celles que rencontrent habituellement les gens du monde : du jugement, des critiques, de la dureté, des exigences et de l'ingratitude, les autres peuvent sentir en nous un esprit vivifiant. La patience et la longanimité que nous avons obtenues peuvent amener à la même vie une âme qui cherche Dieu.
                 
Comme c’est édifiant de rencontrer de la reconnaissance et de se sentir apprécié ! Quelle communion peut être construite grâce au fruit de l’Esprit ! C’est une chose que le monde ne peut pas construire.

L'esprit de Christ

L'esprit de Jésus-Christ est un esprit de serviteur.
(Philippiens 2, 4-8). Il est venu pour servir et non pour être servi (Matthieu 20, 28). Lorsque nous décidons de servir les autres, nous découvrons, comme Paul l'écrit en Romains 7, que le mal est attaché à nous même lorsque notre intention est de faire le bien. Nos actions sont souillées par notre moi.

N'as-tu jamais eu le sentiment que lorsque tu essayes d'être bon envers quelqu'un, tu finis par t’irriter, ou tu es distrait par des pensées qui tournent autour de toi-même, ou tu te vexes facilement ? C'est dans ces situations que nous devons nous humilier et reconnaître la vérité que l'Esprit veut nous faire voir, afin de pouvoir mettre à mort le péché qui nous est révélé. Petit à petit, nous nous développons dans le fruit de l'Esprit (c'est-à-dire les vertus de Jésus). Notre service envers les autres devient alors de plus en plus pur. Paul exhorte Timothée à veiller sur lui-même et sur son enseignement, pour qu'il puisse se sauver lui-même et ceux qui l'écoutent (1 Timothée 4, 16).

Jacques écrit que nous pouvons montrer nos œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse (Jacques 3, 13). Nous ne pouvons pas apporter de l'aide aux autres par nos propres forces. La confiance en soi et l'assurance ne peuvent rien construire dans le corps de Christ, parce qu'elles aussi sont souillées par le péché et l'égoïsme. Cela ne peut pas construire la fraternité et cela n'édifie personne. Mais lorsque nous n'avons aucune confiance en la chair et que nous livrons tout ce que tourne autour de nous à la mort de Christ, Dieu nous apprend comment nous pouvons servir mieux les autres. Il nous a appelés à sortir des ténèbres de nos propres pensées et de notre propre nature pour pouvoir marcher dans la lumière admirable de sa parole, pour qu'à travers l'obéissance, nous puissions manifester les vertus de Christ (1 Pierre 2, 9).

Suivons aussi l'exhortation de Paul à Timothée et recherchons ces vertus (1 Timothée 6, 11-12) afin de devenir une lumière pour ceux qui veulent sortir de leurs propres ténèbres.