Un si grand salut

Un si grand salut

Ecrit par: Sigurd Bratlie | Publié: vendredi 24 juin 2016

Le christianisme, c’est le salut. Mais as-tu déjà réalisé en quoi cela consiste réellement ?

« Comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut ? Le salut annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu (…) » Hébreux 2, 2-3.

Frères et sœurs de Jésus !

Ce salut est si grand qu’il n’a pas honte de nous appeler frères. (Hébreux 2, 11)

Nous lisons à propos de Jésus : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. » Hébreux 1, 5-6. Jésus est le premier-né. C’est donc aussi la volonté de Dieu pour nous que nous naissions pour que nous soyons ses enfants, les frères de Jésus. Nous sommes appelés à un si grand salut. Toutes choses ont été placées sous les pieds de Jésus lorsqu’il a écrasé la tête du serpent dans les jours de sa chair.

Nous ne voyons pas encore toutes ces choses qui ont été placées sous ses pieds. Bien souvent de nos jours, nous pouvons avoir l’impression que Satan a remporté la victoire. Mais nous pouvons véritablement remporter la même victoire que Jésus. Toutes choses doivent aussi être placées sous nos pieds. Tous les anges ont été envoyés pour nous aider dans ce combat et dans ce salut. Nous pouvons être tentés par toutes sortes de choses mais nous ne pouvons plus être tentés par quelque chose qui se trouve sous nos pieds. Là, nous avons le repos. Nous pouvons être ébranlés dans des domaines où nous restons humains, mais nous sommes inébranlables dans tous les domaines où la nature divine est née en nous.

Non pas différents, mais semblables à Jésus ! C’est pourquoi il n’a pas honte de nous appeler frères.

C’est par conséquent une naissance continuelle qui a lieu aussi longtemps que notre nature humaine est mise à mort et que nous avons part à la nature divine. C’est de cela qu’il est question dans toutes les promesses. Pierre écrit « Celles-ci nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » 2 Pierre 1, 4. Jésus a mis à mort toute sa nature humaine, et la plénitude de la divinité a pu prendre habitation dans son corps. Il est le premier-né, et ceux qui ont part à ce salut le suivent.

« Mais, diras-tu, Jésus était différent. Nous sommes incapables de faire la même chose que lui. » Pourtant, c’est tout à fait possible. Nous sommes les enfants de Dieu si nous sommes guidés par l’Esprit de Dieu. Mais si nous sommes ses enfants, nous sommes alors héritiers, les héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ ! (Romains 8, 14-17) Non pas différents, mais semblables à Jésus ! C’est pourquoi il n’a pas honte de nous appeler frères. Voilà la grandeur de ce salut !

« Comme moi aussi, j’ai vaincu ! »

Jésus était le seul qui était semblable à Dieu. Il était son unique héritier. Mais il n’a pas regardé le fait d’être égale à Dieu comme une proie à arracher. (Philippiens 2, 5-6) Il souhaitait que nous aussi, nous puissions devenir semblables à Dieu et devenir ses cohéritiers. C’est pourquoi Jésus a volontairement renoncé à être semblable à Dieu et est devenu semblable aux hommes. Il a inauguré une route nouvelle et vivante, qui mène les hommes à Dieu. Un chemin sur lequel les hommes peuvent devenir semblables à Dieu. Ton héritage avec Christ dépendra de la mesure dans laquelle tu seras devenu semblable à Dieu.

Jésus souhaitait que nous aussi, nous puissions devenir semblables à Dieu et devenir ses cohéritiers.

C’est pourquoi Jésus dit : « Celui qui vaincra, comme moi j’ai vaincu… », « Si vous gardez mes commandements, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père… », « Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés », « afin que tous soient un en nous », « afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » Nous voyons ici que nous sommes appelés à un si grand salut ! Mais qui a cru le message qu’il a entendu ? En qui les promesses se sont-elles réalisées ?

Un salut parfait

Il est dit que les héros de la foi de l’ancienne alliance n’ont pas reçu les promesses car Dieu avait en vue quelque chose de meilleur pour nous. (Hébreux 11, 39-40) As-tu déjà pensé au fait que Dieu avait en vue quelque chose de meilleur pour nous ? Quelque chose de meilleur que ce qu’il a accordé aux anciens héros de la foi qui sont mentionnés dans les versets précédents ? Si tu négliges un si grand salut, comment peux-tu espérer pouvoir échapper au jugement de Dieu ?

Tu penses être humble en disant : « Je suis si misérable, je serais déjà assez reconnaissant si mes péchés m’étaient pardonnés. » Ceux qui disent cela rabaissent l’œuvre de Jésus et méprisent la bonté de Dieu. Cela n’est pas de l’humilité, c’est de l’entêtement.

Gardons la foi, non seulement pour recevoir le pardon des péchés, mais montrons par nos actions que nous avons la foi en la victoire, la foi en ce « si grand salut » !

Jésus peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui. (Hébreux 7, 25) Tu ne seras pas jugé parce que tu es tellement misérable, mais parce que tu ne crois pas. « Oui, dis-tu, mais tout le monde n’a pas la foi. » Exact ! Ceux qui sont méchants et pervers n’ont pas la foi. (2 Thessaloniciens 3, 2) Tu ne peux pas croire en ce salut et aimer le monde en même temps. Tu ne peux pas croire que tu peux avoir part à la nature divine et aimer ta propre vie en même temps.

Peut-être dis-tu : « Moi aussi, je pensais autrefois pouvoir devenir bon, mais malheureusement, j’ai compris que nous ne pouvons pas devenir autre chose qu’humains. » Mais lorsque tu dis de telles choses, tu témoignes en réalité que tu as perdu ta bonne conscience et que tu as fait naufrage par rapport à la foi. (1 Timothée 1, 19) Tu as cessé d’être vigilant et de reconnaître ton péché, c’est pourquoi l’incrédulité a de nouveau gagné du terrain sur toi. Et alors, bien sûr, il est plus simple de pécher quotidiennement et de recevoir le pardon des péchés.

Peut-être penses-tu que le fait de se comporter comme la veuve face au juge inique est un peu fatigant. Avec une telle attitude, tu n’obtiendras jamais raison face à ton adversaire, le diable, qui rôde autour de toi comme un lion rugissant cherchant qui il dévorera. Mais il ne doit pas obligatoirement en être ainsi !

Jésus dit « Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18, 1-8, 1 Pierre 5, 8) Ne le décevons pas ! Gardons la foi, non seulement pour recevoir le pardon des péchés, mais montrons par nos actions que nous avons la foi en la victoire, la foi en ce « si grand salut » !

 

Cet article est une version révisée d’un article publié pour la première fois dans le périodique norvégien « Skjulte Skatter » (« Trésors Cachés ») en janvier, 1937. 
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