Voici comme un petit feu peut embraser une grande forêt !

Voici comme un petit feu peut embraser une grande forêt !

Ecrit par: Lawrence McCarthy | Publié: lundi 13 avril 2015

On aime être au courant de rumeurs et de secrets, et les répandre. Plus ces secrets sont scandaleux, plus ils sont intéressants à partager. On oublie souvent de vérifier si ces rumeurs sont vraies ou non. On les modifie ou on ajoute des détails, en exagérant ici et là, afin de pouvoir susciter la réaction attendue. On devient des conteurs d’histoires du plus mauvais genre. On veut être au courant des querelles et donner son avis à leur sujet. On est attiré par les conflits et on veut assister à des disputes.

« Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote. De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! » (Jacques 3, 4-5)

Une parole qui ronge comme la gangrène

Beaucoup de gens ne prennent pas les commérages et la médisance au sérieux. On reconnaît facilement que le vol, la colère et la jalousie sont des péchés, mais souvent, on ne considère pas les commérages et la médisance comme du péché.

La médisance est une chose tellement naturelle qu’on peut s’y prêter sans même en être conscient.

« Evite les discours vains et profanes ; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. » (2 Timothée 2, 16-17) La médisance est une chose tellement naturelle qu’on peut s’y prêter sans même en être conscient. Une simple conversation devient vite l’occasion de se plaindre ou de parler en mal de quelqu’un. On a peut-être des préjugés contre une personne et on souhaite secrètement que les autres partagent ces préjugés, si bien qu’on parsème la conversation d’affirmations destinées à convaincre les autres et à leur faire dire : « Oh oui, il est tout à fait comme ça » ou « C’est vraiment révoltant qu’elle se permette de faire ça. » En médisant, on encourage les autres à médire également.

Les fruits de la médisance sont effroyables : divisions, querelles, suspicions. Satan ne cherche qu’à diviser. Il saisit chaque occasion qui s’offre à lui pour détruire la fraternité et l’unité. C’est incroyable de voir à quel point les commérages et la médisance peuvent détruire. « Le rapporteur divise les amis. » (Proverbes 16, 28)

La médisance laisse un goût persistant. Avec le temps, un petit problème devient un grand problème, et cela créé une division entre les amis. Là où auparavant il y avait une source claire et pure, tout a été remué et la source est devenue opaque et trouble.

« Le rapporteur divise les amis. » (Proverbes 16, 28)

Grandir dans l’amour les uns pour les autres

« Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » (Ephésiens 4, 32)

Avant tout, si nous souhaitons être affranchis du commérage et de la médisance, nous avons besoin de grandir dans l’amour. Les paroles que nous prononçons tissent-elles des liens d’amour ou sont-elles destructrices ?

Il est écrit dans Matthieu 12, 34 : « Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. » Si notre bouche est prompte à dire du mal des autres, qu’est-ce que cela révèle au sujet de notre cœur ? Combien d’amour avons-nous en réalité si nous sommes si désireux de parler dans le dos des autres ?

Si notre bouche est prompte à dire du mal des autres, qu’est-ce que cela révèle au sujet de notre cœur ?

Lorsque nous avons un amour véritable pour les autres, il nous est impossible de médire d’eux. Tous les sujets d’amertume et toutes les plaintes à leur égard disparaissent. Il est écrit de l’amour dans 1 Corinthiens 13, 4-7 : « L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour n’est point envieux, l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son propre intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais se réjouit de la vérité, il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. » Si c’est cet amour que nous avons pour ceux qui nous entourent, alors la moindre pensée de parler secrètement contre eux devrait être affreuse pour nous !

Nous avons besoin de prier Dieu pour que nous puissions grandir dans l’amour et faire preuve de bonté et de bienveillance envers les autres. Si nous estimons que quelqu’un fait quelque chose de mal, nous pouvons prier pour cette personne et Dieu nous montrera comment nous pouvons lui venir en aide. Peut-être pouvons-nous aller voir cette personne dans un esprit d’amour et lui demander des explications, plutôt que de compliquer la situation en médisant. Il est presque impossible d’avoir de mauvaises pensées ou de médire de quelqu’un que l’on porte dans ses prières. Il faut voir le bon côté des choses et être actif dans la prière pour les autres. En manifestant cet amour, nous pouvons contribuer à répandre la paix et le repos.

Nous avons besoin de prier Dieu pour que nous puissions grandir dans l’amour et faire preuve de bonté et de bienveillance envers les autres.

Tu as entendu une rumeur ou une histoire au sujet de quelqu’un ? Garde-la pour toi ! « Faute de bois, le feu s’éteint ; et quand il n’y a point de rapporteur, la querelle s’apaise. » (Proverbes 26, 20) Si l’on prend pour argent comptant tout ce que l’on entend à propos des autres, cela montre à quel point on est soi-même proche des commérages et de la médisance. Le simple fait de laisser l’idée vagabonder dans ses pensées est le premier pas sur le chemin vers la division et les querelles. Les mensonges se répandent comme une traînée de poudre.

Une attitude ferme contre la médisance

Que peut-on faire si on est entouré de personnes qui commencent à médire ? Peut-être a-t-on été invité à prendre part à une conversation où les gens sont en train de parler en mal d’une autre personne. « Au fait, vous avez entendu ce qu’il a fait ? »

Si on permet que cette conversation continue, on est tout aussi coupable que ceux qui ont abordé ce sujet. Il ne convient pas de prendre part aux commérages et aux médisances simplement pour être « gentil » ou pour « se fondre dans la masse ». Sommes-nous vraiment disposés à lutter contre ces choses ? Souhaitons-nous en avoir fini avec la médisance ? Nous ne pouvons pas laisser de telles pensées et actions perdurer alors que nous savons qu’elles doivent être mises à mort.

Nous ne pouvons pas laisser régner de telles pensées et actions perdurer alors que nous savons qu’elles doivent être mises à mort.

Souvent, les gens se défendent en disant que les propos qu’ils tiennent sont vrais. Ceci n’est pas une excuse ! « O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses » (Romains 2, 1) Même si chaque mot était vrai, nous devons nous rappeler que la médisance n’est que méchanceté ! Si nous prêtons l’oreille à la médisance et que nous la tolérons, nous sommes tout aussi responsables. Nous devons être catégoriques et ne pas laisser au calomniateur l’occasion de dire un mot de plus !

Réconfortez et édifiez-vous les uns et les autres

« Qu’il ne sorte de votre bouche aucune mauvaise parole, mais s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent. » (Ephésiens 4, 29)

Nos bouches peuvent s’exercer à la bonté, à bénir et à élever les autres, ou bien à la méchanceté, à parler en mal d’eux et à les calomnier. « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. » (Jacques 3, 10) Lorsque nous menons un combat contre la médisance, nous pouvons devenir un exemple pour les autres. Nous pouvons répandre un esprit si puissant contre le commérage et les murmures que les gens sentiront que c’est tout simplement inacceptable de se prêter à de telles choses.

Nous devons veiller à chaque instant afin que nous puissions faire partie de ceux qui édifient dans l’unité avec nos paroles, plutôt que de ceux qui détruisent. « Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. » (1 Jean 2, 10)