Voici l’unique facteur décisif pour ton bonheur.

Voici l’unique facteur décisif pour ton bonheur.

Ecrit par: Elias Aslaksen | Publié: vendredi 12 août 2016

N’as-tu jamais pensé au fait que tu es la seule personne qui aies le pouvoir sur la manière de prendre les difficultés de la vie ?

Et ce n’est pas tout : la manière dont tu réagis en face des circonstances de la vie décident de ton bonheur ou de ton malheur. C'est uniquement ta manière de prendre les difficultés de la vie qui a une importance décisive pour ton bonheur !

Tout ce que les autres disent et font, et tout ce qui t’arrive dans l’existence n’a en soi, aucune importance quant à ton bonheur ou ton malheur ; cela n’y ajoute et n’en retranche rien. Cela peut paraître faux, car c’est en contradiction avec l’opinion généralement répandue. Et pourtant, c’est une merveilleuse vérité ! Plus tu en feras l’expérience, plus elle s’imposera à ton esprit.

Personne ne peut t'entraîner à pécher !

Voilà pourquoi il n’est rien de plus stupide que de se trouver des excuses et d’accuser les autres. Les dires et les actions des autres ont une importance pour leur propre bonheur ou malheur, mais elles n’en ont aucune pour toi. Absolument aucune. C’est mon propre péché qui fait que, face aux circonstances et aux personnes que je rencontre dans la vie, je prends une attitude négative et néfaste. On a tôt fait de penser et de croire que les paroles et actions d’autrui nous portent préjudice. Tout le monde pour ainsi dire en est aussi sûr que deux et deux font quatre. Et pourtant, ce n’est pas juste.

Les dires et les actions des autres ont une importance pour leur propre bonheur ou malheur, mais elles n’en ont aucune pour toi. Absolument aucune.

Si, dans les difficultés de la vie, on veut être en mesure de se comporter de manière à voir son bonheur augmenter et non diminuer, il faut chercher et trouver un salut, un affranchissement radical de la puissance du péché. C’est seulement ainsi qu’on pourra aborder toutes les personnes et toutes les circonstances sans que jamais notre bonheur ne soit troublé, et de sorte que, tout au contraire, il augmente.

Tentation = Opportunité

La grande erreur ou la confusion que tu fais, c’est de ne pas supporter que quelqu’un te fasse du mal, et de te laisser toi-même gagner par la méchanceté. Tu fais donc ce faux calcul : si cette personne ne m’avait pas dit ou fait du mal, je ne me serais pas fâché. C’est l’autre qui est fautif. Cela peut sembler vrai, mais en réalité, ça ne l’est pas. C’est faux, et même tout à fait faux.

La réalité, c’est que la faute de l’autre a créé une tentation pour toi. L’occasion s’offrait à toi de remporter une nouvelle victoire, à ajouter à ta couronne triomphale finale. Au lieu de cela, tu es tombé dans la tentation, par ta faute. Ceci a été provoqué par ta méchanceté.

Le comportement de l’autre personne n’a fait que dévoiler ta méchanceté, qui était là, présente de toute manière.

Il est faux de prétendre être tombé à cause de ce qu’un autre a dit ou fait. En effet, cela n’a fait que dévoiler ta méchanceté, qui était là, présente de toute manière. Si tu es tombé, ce n’est pas parce que l’autre t’a fait du mal, mais bien parce que tu n’étais pas affranchi de la puissance du péché. Tu as mal pris la chose, tu l’as prise comme tout le monde la prend, d’une manière humaine et mauvaise. Tu aurais pu faire autrement, en la prenant selon la volonté de Dieu. Ç’aurait été une victoire magnifique ! Tu avais là une occasion rêvée, et tu n’as pas su en profiter.

Autrement dit, c’est une erreur de calcul de compter qu’il va de soi, ou qu’il est nécessaire de se fâcher quand un autre nous fait du mal. C’est tout à fait faux ! Il est vrai que les choses sont ainsi aussi longtemps qu’on est méchant. Mais le fait est qu’on peut être délivré de cela. Examine donc la troisième épître de Jean.

Tes réactions – un chemin vers la vie ou la mort

Si Eve avait agi autrement, il n’y aurait pas eu la chute avec la mauvaise conscience qui s’ensuivit, l’expulsion du jardin d’Eden, la maladie et la mort. Elle aurait dû répondre au serpent que tout allait bien, et qu’elle ne voyait pas la nécessité de manger du fruit défendu.

C’est une erreur de calcul de compter qu’il va de soi, ou qu’il est nécessaire de se fâcher quand un autre nous fait du mal. C’est tout à fait faux !

Adam aussi aurait pu agir autrement et repousser la proposition d’Eve de manger du fruit défendu. Et le péché ne serait pas entré dans le monde.

Si Jésus avait pris une autre attitude, s’il avait refusé de supporter l’injustice, et s’il avait voulu se contenter d’accomplir la justice en tout, il n’y aurait eu ni propitiation, ni salut. Ainsi, lui, le juste, il aurait eu sa place auprès du Père, et nous, nous serions tous perdus.  Quelle grandeur et quelle bonté qu’il agît autrement et qu’il prit l’attitude pleine d’amour que nous rapporte la Bible ! 

Ta joie peut être inébranlable

Nous aussi, en supportant l’injustice, nous pouvons gagner des âmes que nous ne pourrions pas gagner autrement. C’est insensé et funeste de se disputer, d’insister sur ses droits, ou d’intenter des procès à son prochain. Dans n’importe quelle situation, je peux faire en sorte de conserver mon bonheur, quoi qu’il arrive, et quelle que soit l’attitude d’autrui à mon égard.

La foi en la direction parfaite de Dieu est une très grande aide pour prendre toujours les choses comme il faut. Cette foi te mènera à une ferme assurance que tout te qui t’arrive concourt à ton bien. Avec un tel entendement, tu peux te réjouir en tout.

Supposons qu’un homme n’ait pas beaucoup à manger, ou qu’il ait seulement du pain sec. Ce n’est pas ce fait en lui-même qui doit altérer son bonheur. Ce qui le rend malheureux, c’est qu’il est mécontent de son sort : il a des exigences : avoir plus et mieux ; à cela s’ajoutent les mauvaises pensées qu’il a envers celui qui a le superflu. En toutes circonstances, la seule chose déterminante, c’est la manière dont je prends les choses, sans aucune exception. Quelle vérité simple mais merveilleuse !

La foi en la direction parfaite de Dieu est une très grande aide pour prendre toujours les choses comme il faut. Cette foi te mènera à une ferme assurance que tout te qui t’arrive concourt à ton bien. Avec un tel entendement, tu peux te réjouir en tout. Vois avec quelle bienveillance et quel soin Dieu nous traite et nous protège !

Faire confiance en Dieu lorsqu’une tragédie survient

Et quelle est la meilleure manière de prendre les accidents et les décès ? Il en va de cela comme de tout le reste. Pour pouvoir réagir comme il plaît à Dieu, il va de soi qu’il faut déjà être devenu pieux, grâce au salut de Dieu. Une personne impie prend les choses de manière impie, tandis qu’une personne pieuse les prend selon Dieu. En d’autres termes, un salon profond est nécessaire si l’on veut être en mesure de prendre les choses comme il se doit.

La parole dit : « Arrive-t-il un malheur dans une ville, sans que l’Eternel en soit l’auteur ? » Amos 3, 6. « Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. » Matthieu 10, 29-30.  Si l’on considère aussi que Dieu sait ce qui sert à notre bien, et qu’il le fait arriver, il en résulte que, aussi pénible et aussi regrettable l’accident fût-il, les choses telles qu’elles se sont passées étaient tout de même ce qu’il y avait de mieux pour moi. Et qui trouverait à redire contre ce que le Dieu souverainement bon et souverainement sage juge de meilleur pour moi ?

Car avec toute notre inquiétude nous ne pouvons pas rendre un seul de nos cheveux noir ou blanc.

Mais pour pouvoir réagir ainsi, il faut avoir absolument cessé de tout cœur, et pour toujours, de se reposer sur son propre raisonnement. De plus, il faut avoir été formé par Dieu de telle manière que notre esprit soit devenu docile, humble et doux. On garde alors ce repos profond et cette paix intérieure dans toutes les circonstances, aussi douloureuse la situation fût-elle.

Et si l’un de ceux qui nous sont chers tourne vraiment mal ou renie Dieu, il nous est alors tout naturel de penser : « Oh ! Si j’avais pu empêcher cela ! »  Mais à la pensée que Dieu lui-même, lui qui est parfait en amour, ne l’a pas empêché, on garde dans des circonstances extrêmement douloureuses comme celles-là paix et repos en Dieu, même si la peine est indicible. Car avec toute notre inquiétude nous ne pouvons pas rendre un seul de nos cheveux noir ou blanc.

Que cette vérité universelle, indescriptiblement efficace et indéniable, soit toujours claire et vivante à notre esprit – à savoir que seule la manière de prendre les difficultés de la vie a une importance décisive pour mon bonheur !

Ceci est un extrait du pamphlet « Comment prendre les difficultés de la vie », publié pour la première fois en 1957 dans la brochure Trésors Cachés. Il a été traduit du norvégien.
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