Choisis le bien !

Choisis le bien !

Ecrit par: Anna Risa | Emplacement: Australia | Publié: lundi 6 février 2012

Quand j’entre dans la salle, je vois une multitude d’enfants qui ont tous un t-shirt orange. Plus de 60 enfants sont présents, et ils portent l’inscription « CHOISIS LE BIEN » imprimé sur leur poitrine. C’est le thème du jour.

C’est la journée des enfants à la conférence d’été 2010 à Sydney en Australie.

Je me trouve une place au milieu de la salle. Ce matin, je n’ai pas de tâche particulière à effectuer à la réunion, mais j’avoue que je suis un peu curieuse de voir comment les responsables vont se débrouiller pour présenter le thème aux enfants (entre 2 et 12 ans) pour qu’il soit à la fois intéressant pour les plus grands et facilement compréhensible pour les plus petits.

Solomon David, un responsable de l’école du Dimanche de Sydney explique que ce n’est pas toujours facile de choisir le bien. Il nous raconte qu’il y a plusieurs centaines d’années avant la naissance de Jésus, un homme du nom d’Ésaïe avait donné une prophétie à son sujet. Il dit : « Il mangera de la crème et du miel, Jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien. » Es. 7, 15. Jésus a aussi été un enfant et il devait lui aussi choisir entre ce qui était juste ou injuste, bien ou mal.

- Parfois tu peux te dire : « Je n’ai pas besoin de partager mes affaires avec les autres, là-bas, parce qu’ils n’ont pas été gentils avec moi. Donc, je ne suis pas obligé d’être bon envers eux. », continue Solomon.
- Mais est-ce que Jésus disait du mal des autres parce qu’ils n’avaient pas été gentils envers lui ? Bien sûr que non ! Solomon ajoute aussi que Jésus était toujours bon avec les autres, quelle que soit la manière dont ils le traitaient, et c’est aussi notre vocation.

Pendant la réunion, les enfants font volontiers part de leurs idées et leurs réflexions sur la façon dont on peut faire le bien.

- Etre serviable, dit une fille.
- Partager, obéir, dit une autre
 

- Quand Jacob a un jouet avec lequel j’aimerais bien jouer aussi, je peux lui demander gentiment si je pourrai lui emprunter quand il aura fini de jouer, au lieu de lui prendre des mains. Je me racle un peu la gorge pour cacher mon envie de rire. Ce commentaire sort de la bouche de mon neveu de quatre ans, et d’après sa manière de le dire, je me dis que cette situation n’a rien d’hypothétique.


Après la réunion, les enfants peuvent participer à plusieurs activités, qui tiennent compte du temps chaud et humide qui règne dehors.

 

Pourquoi devons-nous choisir de faire le bien ?

Kirsty Ann commence au collège cette année, et elle a donc la chance de pouvoir participer à la fois aux activités pour les jeunes et à celles réservées aux enfants. Elle se donne à fond dans les différentes courses d’obstacles, les combats de pistolets à eau et les chasses aux trésors qui ont été organisées

Je suis curieuse de savoir ce qu’elle a pensé de la réunion du matin, et je profite d’un moment calme pour lui demander pour quelles raisons nous devons choisir le bien.

«- Si nous sommes de mauvaise humeur, nous ne sommes pas heureux.»

- Si nous sommes de mauvaise humeur, nous ne sommes pas heureux, dit-elle

Je suis impressionnée. Ce n’est pas une réponse très profonde, mais elle contient en tout cas le plus important. Si nous sommes méchants, cela nous rend malheureux, et si nous sommes gentils, cela nous rend heureux. C’est une vérité dont j’ai fait l’expérience durant les 25 années de ma vie, mais de l’entendre de la bouche d’une fille de douze ans sur un ton aussi convaincu, c’est tout à fait autre chose.

Si chacun des enfants a retiré autant de profit de la réunion, on peut considérer que c’est un grand succès !

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