Un ressourcement céleste

Un ressourcement céleste

Ecrit par: E. G. Ditlefsen | Publié: samedi 16 avril 2011

Les rires qui fusent de partout dans la salle de Brunstad retentissent comme des milliers de clochettes. Des sœurs du monde entier sont rassemblées, et les chants font penser à une chorale d'anges. On pourrait se croire au ciel.

Car quand la Parole est annoncée avec une telle clarté, elle projette de la lumière sur notre propre vie, et on voit les points sur lesquels on doit changer dans sa vie – par exemple l’égoïsme qui est inné en nous. Cela a été souligné avec une insistance particulière à la conférence. La lumière qui rayonne quand les frères parlent est aussi intense que les rayons du soleil qui traversent le ciel sans nuages et brille au-dessus d’un Brunstad recouvert de neige. Et exactement comme le soleil qui réchauffe, la Parole qui est annoncée répand aussi de la chaleur. Il y a de l'espérance. L'espérance d'une complète transformation grâce à l'aide qu'on reçoit quand on est conscient de sa propre faiblesse et qu'on recherche cette aide devant le trône de la grâce. Comme Kåre J. Smith nous l’a demandé à un moment : « ... crois-tu qu’il existe ne serait-ce qu’une personne qui se soit présentée devant le trône de la grâce en vain ? »

Nombreuses sont les sœurs qui peuvent témoigner qu'il est possible d'entrer dans le pays et de goûter aux fruits d'une vie dans l'esprit de Caleb et de Josué. (lis Nombres 14, 6-9) Une sœur d’un certain âge dit avec force : « ... moi qui auparavant étais tellement impatiente, je suis devenue patiente ! », et elle rayonne de bonté et de douceur. Les cœurs sont touchés en entendant les puissants témoignages de sœurs qui ont été des précurseurs. Elles sont des exemples vivants de ce qu'une longue vie dans cet Esprit peut faire dans une personne, même avec une chair dans laquelle n'habite rien de bon (Ro. 7, 18).

La communion qu’on ressent à Brunstad a quelque chose de très spécial. Une sœur qu’on voit souvent occupée aux soins domestiques rayonne tout spécialement quand on la rencontre ici. On a la joie particulière de rencontrer une ancienne amie. Des nouveaux liens sont créés dans la communion. C'est l'endroit où l’atmosphère est la plus naturelle et la plus spontanée de la terre, un endroit où on peut profiter d'un bon repas, s'amuser, rire et parler ensemble, si bien que toute la salle déborde d'énergie pendant les pauses.

Mais quand les chants montent à nouveau vers le ciel, c’est comme un « arrêt au stand » dans une course de voitures, sur la route du monde à venir.