Sauvé une fois, sauvé pour toujours ?

Sauvé une fois, sauvé pour toujours ?

Ecrit par: Tom Harris | Emplacement: Sydney, Australie | Publié: mardi 1 décembre 2015

La doctrine annonçant qu'une fois que l'on est sauvé, on est sauvé pour toujours, qu'on appelle aussi "la garantie éternelle", a fait l'objet de beaucoup de débats. Mais que disent les Ecritures sur le salut ?
 

Le passage qui est le plus fréquemment utilisé pour soutenir cette doctrine est le passage de Jn. 10, 28 : « ... et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. » Il est exact que personne ne pourra les ravir de la main de Jésus. Mais les brebis peuvent elles-mêmes quitter sa main. Jésus exhorte ses disciples dans le chapitre 15 au verset 4 : « Demeurez en moi et je demeurerai en vous. » Et dit ensuite au verset 6 : « Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. »

Le salut n'est pas sans condition

Toutes les promesses de salut dans les Ecritures sont soumises à condition. Si nous remplissons les conditions, les promesses nous appartiennent. Il est dit par exemple dans Col. 1, 21-23 : « Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j'ai été fait ministre. » Vois-tu la condition ? « Si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi. » Paul parle dans 1 Ti. 1, 19 de ceux qui ont perdu leur bonne conscience et qui ont fait naufrage par rapport à leur foi.

Le passage de Hé.3, 12-14 nous avertit : « Prenez garde, frères, que quelqu'un de vous n'ait un coeur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire : Aujourd'hui ! afin qu'aucun de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous avions au commencement. » Vois-tu la condition ici également ? « Pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin. » Nous savons que si nous péchons, nous avons un avocat auprès du Père qui est Jésus-Christ, le Juste. Oui, si nous sommes vraiment attristés et que nous regrettons sincèrement ce que nous faisons, il y a une abondance de pardon en Jésus. Mais le danger est que nous nous endurcissions en commettant sans cesse les mêmes péchés. Nous ne sommes plus aussi attristés que la première fois où nous sommes tombés dans ce péché, nous nous endurcissons de plus en plus et pour finir nous avons un « coeur mauvais et incrédule » et nous perdons notre assurance. Nous nous éloignons du Dieu vivant. Nous nous plaçons nous-même hors de Sa main.

Il n'est pas nécessaire de tomber dans les tentations

Comment pouvons-nous éviter un tel endurcissement, en tombant sans cesse dans les mêmes tentations ? La bonne nouvelle de l'évangile c'est que nous n'avons pas besoin de tomber au moment de la tentation. « Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, en vue d'un secours opportun. » Hé. 4, 15-16. Il ressort clairement de ces versets que le secours opportun est celui que nous recevons quand nous sommes tentés. Jésus a triomphé et Il peut maintenant nous aider à faire de même. « Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. » Hé. 2, 18. « Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché. » 1 Pi. 4, 1.

Ne nous laissons pas entraîner dans un faux sentiment de sécurité qui met notre salut en jeu, mais faisons comme Paul nous exhorte dans Ph. 2, 12 : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent. » Car c'est en ayant de la crainte envers Dieu que nous nous tenons éloignés du péché et que nous pouvons être sauvés. ( Pr. 16, 6).