Comment d’une personne chrétienne en apparence j’ai commencé à vivre en chrétien

Comment d’une personne chrétienne en apparence j’ai commencé à vivre en chrétien

Ecrit par: Alyssa Laing | Emplacement: Winnipeg, MB, Canada | Publié: jeudi 17 décembre 2015

Alyssa n’y était pour rien, mais elle avait le sentiment que quelque chose lui manquait.

Alyssa avait donné son cœur à Jésus, elle participait à toutes les activités dans son assemblée locale et elle avait pris la décision de vivre une vie consacrée à Dieu. Mais elle a compris qu’en essayant de vivre cette vie, elle n’avait pas la moindre idée que ce qu’une vie pieuse signifiait réellement. Il y avait certaines choses qui allaient de soi : il fallait être gentil, se montrer bon envers les autres, ne pas jurer, faire le bien, etc…Elle savait comment afficher l’image d’un bon chrétien, et c’est ce qu’elle faisait. Mais il lui manquait quelque chose. Elle sentait qu’il lui fallait autre chose, quelque chose de plus profond.

Voici l’histoire d’Alyssa, comment elle a trouvé cette « autre chose ».
 

A la recherche de réponses

J’ai compris entre autres que je faisais des choses qui ne me semblaient pas justes. Par exemple, j’étais souvent contrariée quand les autres ne se comportaient comme je le souhaitais, ou quand ils disaient des choses qui, à mes yeux, n’étaient pas convenables. Naturellement, je n’en perdais pas moins mon sourire et je ne me gardais bien de laisser apparaître ma frustration. Je savais que cela ne serait pas très « chrétien », mais je continuais à sentir la contrariété en mon for intérieur. Je sentais qu’il devait y avoir un moyen de d’en finir avec ces sentiments au-dedans de moi.

Je voulais vivre une vie entièrement agréable aux yeux de Dieu mais je n’arrivais pas à me faire à l’idée que j’étais liée au péché par ma nature humaine et que j’allais devoir passer ma vie à demander pardon pour mes péchés.

J’ai lutté avec ce dilemme durant un bon moment. J’ai essayé d’en parler avec le pasteur des jeunes et avec d’autres, mais je n’ai pas trouvé la réponse que je cherchais. Le temps a passé et je me sentais de plus en plus impuissante face au péché que je voyais dans ma nature. La jalousie, l’impatience, les pensées impures, etc. Je voulais vivre une vie entièrement agréable aux yeux de Dieu, mais je n’arrivais pas à me faire à l’idée que j’étais liée au péché par ma nature humaine et que j’allais devoir passer ma vie à demander pardon pour mes péchés. Je sentais que je ne maîtrisais pas mes propres actions et mes décisions. J’étais dirigée et contrôlée par le péché qui habite dans ma nature.

Trouver la clé

Dans sa grande grâce, Dieu a vu ma détresse et il a répondu au désir de mon cœur. J’ai trouvé une assemblée où j’ai entendu un message que je n’avais encore jamais entendu avant : ce message disait que je pouvais être affranchie de ma nature humaine pécheresse, des tendances avec lesquelles nous, les humains, sommes nés, et face auxquelles nous sommes impuissants. Pour la première fois, j’entendais qu’il était possible d’en finir avec la frustration intérieure. Je pouvais en finir avec le commérage, le mensonge, l’envie, toutes ces choses qui étaient clairement du péché à mes yeux.

Pour la première fois, j’entendais qu’il était possible d’en finir avec la frustration intérieure.

J’ai appris que Jésus, le Fils de l’Homme, était né avec la même nature humaine que nous tous. Et puisqu’il avait vaincu le péché dans sa nature, je le peux moi-aussi. Ce qu’il a accompli dans sa vie signifie que je peux recevoir le pardon pour les péchés que j’ai commis, mais qu’il peut aussi m’accorder la grâce d’en finir avec le fait de pécher. Pas après pas, je peux marcher sur le même chemin que lui. Qu’il est un souverain sacrificateur miséricordieux qui veut m’aider quand je me heurte aux choses dans ma nature humaine contre lesquelles je dois combattre, mais que je n’ai pas la force de surmonter par moi-même. Il me donne toute la force dont j’ai besoin. (Hébreux 4, 14-16)

Comment cela fonctionne-t-il dans la vie quotidienne ?

Souvent, lorsque j’ai prévu de faire quelque chose, j’ai déjà une idée précise dans ma tête sur la manière dont je vais m’y prendre. Quelqu’un d’autre avance alors une opinion différente. Je peux alors réagir de deux manières différentes. Je peux le confronter avec de la frustration et m’entêter à dire que j’en sais plus que lui sur la question. Pourtant la Parole de Dieu nous exhorte à être doux et humble de cœur. Je peux donc reconnaître que c’est mon orgueil qui me pousse à vouloir avoir raison, et je peux alors implorer Dieu pour recevoir la force dont j’ai besoin pour résister et ne pas pécher.

J’ai trouvé cette vie plus profonde à laquelle j’aspirais tant.

Cela ne signifie pas qu’en tant que chrétiens, nous devons nous laisser « marcher sur les pieds » mais que nous préférerons renoncer à notre propre volonté, et faire la volonté de Dieu. Je veux être chaleureuse, montrer de l’amour et être plus souple envers mon prochain. Mon propre orgueil m’amène à être froide et ne cherche qu’à me séparer des autres. Mais loué soit Dieu car cela ne doit pas nécessairement être le cas ! Je ne suis pas obligée d’être contrôlée par le péché.

En recevant la réponse à mes questions, je suis devenue heureuse, et j’ai trouvé la paix. J’avais enfin trouvé cette vie plus profonde à laquelle j’aspirais tant. J’ai compris que le fait de demander pardon et de demander que Jésus prenne la place dans mon cœur n’étaient que les premières étapes. J’ai appris qu’une vie chrétienne était une vie de progrès constant, un choix quotidien de suivre Jésus sur la voie qu’il avait lui-même suivie quand il vivait sur terre. Pas après pas, jour après jour, semaine après semaine. Et j’ai appris que le résultat, c’est la transformation de ma nature. « Semblables à l'image de son Fils. » Romains 8, 29. Je peux être affranchie de ma nature pécheresse. Affranchie pour vivre une vie dans la piété.

« Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Corinthiens 5, 17.