Comment un message révolutionnaire a changé ma vie : première partie

Comment un message révolutionnaire a changé ma vie : première partie

Ecrit par: Philip Derkatch | Publié: mardi 29 novembre 2016

Que ce soit en travaillant dans un kibboutz en Israël, en faisant du trafic clandestin de Bibles derrière le rideau de fer ou encore dans son travail en tant qu’étudiant pasteur en Angleterre, Phil Derkatch a toujours recherché quelque chose qu’il n’arrivait pas à définir. Jusqu’au jour où il a entendu parler du message de la victoire sur le péché et qu’il a rencontré des personnes dont la vie parlait si puissamment de l’effet produit par l’obéissance à ce message qu’il comprit enfin qu’il avait trouvé un foyer pour son esprit, ce foyer qu’il avait recherché pendant toutes ces années.

« J’ai été élevé dans une bonne famille chrétienne. J’ai passé mon enfance et ma jeunesse entouré de personnes chrétiennes très gentilles et attentionnées. On m’a enseigné la vie de Jésus et le pardon des péchés, et je suis parvenu à une relation personnelle avec Dieu. Je vivais dans un environnement très sain et sûr. »

« A l’époque où j’avais environ 17 ans, j’ai commencé, à sentir qu’il manquait quelque chose dans ma vie. Je sentais que j’avais besoin de quelque chose de plus que ce que j’entendais ou voyais. Ainsi, quand j’ai atteint l’âge de l’adolescence et que j’étais sur le point de faire les grands choix de la vie, j’ai crié à Dieu et lui ai demandé qu’il fasse quelque chose avec ma vie. Je ne savais pas ce que ce quelque chose pouvait être, mais je voulais être un sacrifice entier pour Dieu. Tout en ne sachant pas ce que cela allait signifier concrètement, j’ai pris la ferme résolution qu’il fallait que je trouve la volonté de Dieu pour ma vie. »

Le voyage commence

« Mon cœur a alors aspiré à partir en Israël pour un temps dans l’espérance de pouvoir y découvrir les plans que Dieu avait prévus pour moi. Mais quand mon temps là-bas arriva à sa fin, je ne pouvais toujours pas dire que j’avais trouvé ce que je cherchais, et je me suis donc engagé dans une mission à Maidstone, dans le Kent en Angleterre. Pendant quelques années, ma famille avait traduit et publié des Bibles en russe et en ukrainien, qu’elle faisait passer clandestinement derrière le « rideau de fer ». Cette action me motivait sincèrement. J’avais entendu des histoires qui racontaient à quel point des personnes derrière le « rideau de fer » souffraient pour la simple raison qu’elles avaient une Bible en leur possession et qu’elles avaient accès à la parole de Dieu. Ces histoires me transperçaient le cœur, et c’est avec ces histoires à l’esprit que je contactai la Mission qui était activement impliquée dans la distribution de ces Bibles. Ils acceptèrent que je vienne travailler avec eux, mais me recommandèrent d’intégrer une école de missionnaires pendant la période où je ne voyagerais pas. Le fait de prêcher et de collecter de l’argent ne m’intéressait pas, mais ils m’encouragèrent toutefois fortement à faire ces études. On m’avait assuré que ce n’était pas une école de théologie, mais une école missionnaire pratique. »

« J’ai donc accepté d’intégrer cette école et j’ai commencé ma formation de missionnaire. A l’âge de 19 ans, j’ai commencé à travailler avec un jeune étudiant en médecine, et ensemble, nous nous sommes rendus de l’autre côté du rideau de Dieu, dans l’Europe de l’Est avec un minibus. Nous emportions illégalement avec nous quelques-unes des nombreuses Bibles que ma famille avait imprimées dans leur maison d’édition à Toronto ! Plusieurs fois, nous avons passé les frontières de ces pays soviétiques avec des Bibles secrètement dissimulées dans le minibus. C’était une responsabilité qui pesait lourd sur mes épaules. Si nous nous faisions prendre, il en découlerait de graves conséquences. En plus de cela, si les destinataires de ces Bibles se faisaient prendre, ils auraient dû effectuer du travail forcé et de l’emprisonnement, et dans le pire des cas, on leur aurait ôté la vie.

« A travers tout ce travail, j’ai rencontré beaucoup de personnes magnifiques, qui se sacrifiaient elles-mêmes. Mais aucune d’elles n’avait quelque chose qui allait plus loin que cela, et je sentais fortement qu’une vie de chrétien véritable était plus que de bonnes actions ou des sacrifices. »

Un évangile si différent

« Mais par le biais d’un jeune homme que j’ai rencontré en Israël, je suis rentré en contact avec tout un groupe de jeunes de BCC qui croyaient, prêchaient, et vivaient un évangile complètement différent de celui que j’avais entendu jusqu’à ce jour. J’ai notamment rencontré un homme nommé Sigurd Bratlie. Cet homme a eu un rôle décisif dans ma compréhension de cet évangile nouveau et étranger. C’est de sa bouche que j’ai entendu pour la première fois parler de la victoire sur le péché, et que la parole de Dieu doit être crue telle qu’elle est écrite. J’ai alors commencé à sentir que j’entendais quelque chose qui comblait ce désir et cette aspiration que j’avais toujours ressentie, cette aspiration vers quelque chose de plus. C’était un évangile tellement opposé à tout ce que j’avais entendu et appris durant toute ma vie de chrétien que j’ai même eu du mal à le comprendre. Mais la vie que vivait les personnes qui croyaient en cet évangile témoignait puissamment de sa vérité. Sans vraiment comprendre le message lui-même, j’ai vu dans ces personnes le fruit de cette vie. J’ai vu une vie plus profonde qui produisait les vertus de Christ dans les personnes qui la vivaient. C’est là ce qui m’a puissamment attiré, bien avant même que je parvienne à la foi et à la compréhension de cette vie pour ma propre part. »

« J’entendais alors que Jésus était venu en chair et en sang comme les enfants, avec du péché dans la chair (Hébreux 2, 14) et que c’était entièrement possible de marcher dans les traces de Jésus. C’était une notion difficile à saisir pour un jeune homme qui avait toujours entendu que Jésus n’avait pas de péché dans la chair, et que c’était un homme spécial et unique, complètement distinct de nous. Mais là j’apprenais qu’il était possible de devenir comme lui ! Le fait que les personnes-mêmes qui annonçaient cet évangile inouï rayonnaient les vertus de Christ, m’a convaincu que ce que j’entendais là était la vérité. J’avais enfin trouvé la volonté de Dieu pour ma vie. Lorsque je me suis rendu à une conférence de BCC en Norvège et que je suis entré dans le centre de conférence, mon esprit a immédiatement perçu ce que j’avais recherché pendant toute ma vie. Je savais que j’étais à la maison. »

Lisez la deuxième partie de l’article « Le chemin de Phil vers la vérité ».