De l’athéisme au christianisme : comment je sais que Dieu existe

De l’athéisme au christianisme : comment je sais que Dieu existe

Ecrit par: Eric Kwok | Publié: mercredi 18 mai 2016

Découvrir Dieu est une expérience très personnelle. La manière dont cela arrive peut beaucoup varier d’une personne à l’autre. En tant qu’étudiant en sciences, j’ai parcouru le chemin qui mène de l’athéisme au christianisme et j’espère que mon histoire pourra inspirer ceux qui sont dans le besoin.

Je n’aurais jamais pensé que je croirais en Dieu un jour.

J’ai grandi en tant qu’athée, mon but dans la vie était de trouver des vérités objectives au travers de la science. Je me suis spécialisé dans les mathématiques et la physique à l’école secondaire et plus tard, j’ai fait une licence en physique appliquée.

Il n’y a aucune évidence physique qui permette de prouver ou de réfuter l’existence de Dieu. Cela signifie que cela n’est pas scientifique de prétendre que Dieu existe ou non. Soit on croit, soit on ne croit pas en Dieu, notre croyance est quelque chose que l’on choisit.

Soit on croit, soit on ne croit pas en Dieu, notre croyance est quelque chose que l’on choisit.

Lorsque j’étais jeune, j’ai choisi de ne pas croire en Dieu. C’était dû en partie à la vision très négative que j’avais du christianisme à l’époque. J’avais l’impression que les chrétiens se comportaient comme s’ils étaient supérieurs, ils prétendaient qu’ils avaient une foi religieuse, et en même temps, ils vivaient consciemment dans l’injustice. Cette hypocrisie me dégoûtait. Je ne voulais pas croire que le plan de Dieu était d’apporter le salut à de telles personnes.

Les limites de la science

Au fur et à mesure que je grandissais, j’ai commencé à me poser des questions auxquelles la science ne pouvait pas apporter de réponse. Alors que j’étais encore à l’école secondaire, je me demandais souvent : « Quel est mon objectif dans la vie ? »

J’étais ambitieux et très motivé. Cependant, il n’a pas fallu longtemps avant que je me décourage face aux obstacles auxquels j’étais confronté. Je sentais qu’il manquait quelque chose dans ma vie. L’incertitude et l’absence de sens me faisaient peur. J’avais peur d’échouer.

La science est un instrument puissant pour décrire le monde que nous voyons. Elle nous aide à construire des modèles pour analyser ce que nous observons, pour élaborer des formules qui permettent de prédire comment un système va évoluer, et elle nous donne un moyen de prouver ou de réfuter nos hypothèses. Mais la science ne pouvait pas me donner de solution face aux combats que j’affrontais dans la vie.

Une nouvelle compréhension du christianisme

Au beau milieu de mes combats, un camarade de classe a réussi à me convaincre d’assister à une rencontre à l’Eglise qu’il fréquentait. A ce rassemblement, quelqu’un a lu dans le livre écrit par le fondateur de leur église, Johan Oscar Smith. Quelques phrases ont retenu mon attention et ont immédiatement attisé ma curiosité : « Le monde et ses convoitises ne sont rien, ils ne sont que néant. Les plaisirs de ce monde ne sont qu’une porte d’entrée scintillante vers un néant encore plus grand. » ¹

Cela expliquait mes sentiments de vide, ces sentiments que la science ne pouvait pas expliquer, pour lesquels elle n’avait pas de solution.

Cela est allé droit à mon cœur! En tant que jeune personne, mon cœur aspirait à un sentiment d’appartenance. Je travaillais beaucoup afin de devenir quelqu’un, j’avais un besoin de reconnaissance, afin que les autres m’ « aiment » ! Cependant, j’avais peur que si j’échouais, ils me rejetteraient.

C’était ma motivation dans ma recherche de la réussite, l’argent et la renommée ! Mais cela m’a seulement amené à un plus grand besoin de recevoir des louanges de la part des autres ! En clair, je voyais à quel point j’étais trompé par les plaisirs et les convoitises de ce monde, et je voyais clairement que cela n’allait pas bien se terminer.

Il y avait ici une explication à mes sentiments de vide, ces sentiments que la science ne pouvait pas expliquer, pour lesquels elle n’avait pas de solution. Comment suis-je parvenu à résoudre ce problème ? Comment pouvais-je rompre ce lien de servitude ?

Dans le temps qui a suivi, j’ai continué à assister à ces réunions afin d’en apprendre plus sur ce qui était pour moi une nouvelle compréhension du christianisme. J’ai entendu parler de la cause de la plupart de mes combats : les convoitises et les désirs qui existent au-dedans de moi, ou mes propres exigences et attentes. Quand je cherchais à être accepté par les autres, par exemple, j’ai vu que j’étais motivé par mes propres attentes, j’attendais de la part des autres qu’ils se comportent comme je pensais qu’ils devaient le faire. Je m’irritais et j’étais mécontent lorsque les autres ne répondaient pas à mes attentes et j’ai réalisé que je ne pouvais pas avoir une affection véritable et désintéressée pour eux.

Ce qui me gardait vraiment lié, c’était moi-même. Et le christianisme propose une solution qui consiste à suivre l’exemple de Jésus qui a vaincu le péché. Jésus a connu les mêmes convoitises et les mêmes désirs dans sa propre nature pendant sa vie sur terre. (Hébreux 4, 15) Dieu a donné de la force à Jésus afin qu’il ait la victoire, car il était disposé à obéir à la volonté de Dieu au lieu de céder aux tentations qu’il rencontrait.

Le doute et la double morale

Pour commencer, je ne comprenais pas l‘importance de cette solution et je peinais à trouver comment je pourrais vaincre ma propre nature pécheresse et avoir la victoire dans mes tentations. Pendant que je me débattais avec cela, j’ai commencé à réaliser que j’étais extrêmement faible. Le doute s’insinuait, dans mes tentations, suscitant des questions, je me demandais à quel point je devais prendre ces désirs au sérieux, si c’était vraiment du péché. J’avais aussi des interrogations concernant la volonté de Dieu : était-il vraiment disposé à m’aider dans mes combats ou n’existait-il donc pas du tout. Je cédais constamment à mes convoitises. Comment ce faisait-il que plus j’essayais, plus je m’éloignais de la victoire contre cette pourriture qui habitait dans ma nature ? Je n’étais simplement pas assez fort.

La foi est une croyance qui ne repose pas sur une preuve logique ou sur une preuve matérielle.

Pourtant, je ne pouvais pas abandonner, car ce que la Bible dit au sujet des conséquences que ces convoitises entraînent devenait de plus en plus réel. « … Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle. » Galates 6, 7-8. Plus je cédais à mes convoitises plus je leur était lié. J’avais honte de moi-même et j’aspirais à vaincre ces convoitises.

J’avais vraiment besoin d’avoir la foi.

« Foi. » Je détestais cette idée. J’ai très longtemps douté.

Il est écrit que « la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. » Hébreux 11, 1. La foi est une croyance qui ne repose pas sur une preuve logique ou sur une preuve matérielle. Cela semblait être en contradiction directe avec le fonctionnement de la science, qui se fonde sur des preuves logiques et matérielles. Comment pouvais-je savoir que Dieu était vrai, sans preuve logique ni matérielle ? Cela m’ennuyait beaucoup.

Mais ce verset de la Bible m’a apporté de la lumière : « … Mais qu'il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur: c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. » Jacques 1, 6-8.

J’avais réellement des doutes sur ce que j’entendais. Je m’interrogeais et je me demandais : « Et si… ? » Mais je n’avais pas mis ces paroles à l’épreuve !

J’étais précisément cet homme, semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre et je ne recevais pas l’aide de Dieu dont j’avais besoin. Ce verset fut une lumière pour moi ; il m’a montré qu’il y avait une grande hypocrisie dans mes doutes. En tant qu’étudiant en sciences, j’avais appris à douter, à poser des questions, à analyser les affirmations en faisant des tests, et à faire des expériences afin de voir si cela fonctionne ! Mais qu’avais-je fait ? J’avais en réalité eu des doutes sur ce que j’entendais. Je m’interrogeais et je me demandais : « Et si… ? » Mais je n’avais pas mis ces paroles à l’épreuve !

J’ai réalisé que je vivais exactement la même vie hypocrite que celle que je méprisais. J’avais deux poids deux mesures à l’égard de la science et de la foi. Mais le pire dans tout cela, c’était que si je stagnais dans le doute et que je continuais à compter sur moi-même, je n’aurais jamais la victoire sur mes convoitises.

La foi est une décision

Je n’avais plus qu’une seule chose à faire pour savoir si Dieu était vrai ou non : je devais m’abandonner et lui faire entièrement confiance, sans douter. Ainsi je pourrais voir si sa Parole est vraie !

J’ai choisi de croire en la Parole de Dieu et ce qu’elle dit au sujet du péché. Dans une foi complète, j’ai demandé à Dieu qu’il me donne de la force pour suivre l’exemple de Jésus et vaincre le péché. Et lorsque j’étais tenté de céder à mes convoitises, je priais à Dieu qu’il me donne de la force pour pouvoir toujours les rejeter, jusqu’à ce que je commence avoir la victoire ! Avec le temps, j’ai commencé à expérimenté la victoire sur les convoitises auxquelles j’étais lié.

Le domaine spirituel et le domaine scientifique

J’ai également réalisé que mon doute était directement issu de mon propre orgueil. J’ai étudié et compris le domaine scientifique, qui représente un aspect de la vie, mais je refusais de comprendre et de découvrir l’aspect spirituel. Alors que je pensais être « intellectuel », en réalité je m’empêchais moi-même de parvenir à la vraie compréhension.

Maintenant, Dieu m’a prouvé son existence car j’expérimente qu’il fait un travail dans ma propre vie !

Il y a un domaine spirituel qui coexiste avec le domaine scientifique que j’avais étudié. Dieu est esprit. (Jean 4, 24) En tant qu’hommes, nous avons aussi un esprit. Au travers de mon esprit, je pouvais entendre la voix de Dieu qui m’appelait à en finir avec la vieille vie à laquelle j’étais lié et qui m’avait tiré vers le bas ! Et Dieu m’a désormais prouvé son existence car j’expérimente qu’il fait un travail dans ma propre vie !

La physique et les mathématiques continuent d’avoir une grande place dans ma vie. J’étudie la science dans le but d’explorer et d’apprécier la beauté et les mystères des lois physiques que Dieu a établies dans notre univers. A cet égard, je suis tout disposé à remettre en question des choses et chercher des réponses. Cependant, je ne demeurerai pas dans le doute qui m’empêche de vaincre mes propres convoitises destructrices. Pas plus que je ne souhaite perdre une seule autre minute de ma vie à être bêtement aveuglé et à m’égarer.

« Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » Hébreux 11, 6.

 

¹ Smith, Johan Oscar (1949) Lettres de Johan O. Smith, Stiftelsen Skjulte Skatters Forlag, Letter #15, October 15, 1905.