Délivrée d'une conduite sans but

Délivrée d'une conduite sans but

Ecrit par: Maggie Pope | Publié: vendredi 27 mars 2015

L’Évangile peut-il délivrer une personne qui gaspille son temps et qui n’a pas de but dans la vie afin de l'aider à faire ce qu’elle doit faire ?

Mon mari a appris dès son jeune âge à respecter une éthique de travail exemplaire. Il écrivait des listes de travaux à effectuer et les faisait l'un après l'autre. Il s'organisait et organisait ses tâches en fonction du calendrier de l'assemblée ; nous arrivions aux réunions à l'heure et nous participions. Il exécutait les tâches qui lui étaient confiées en temps et en heure et avec application.

De mon côté, j'ai été élevée d’une manière un peu plus bohème. Nous faisions ce que nous voulions, quand nous le voulions. Si les choses n'étaient pas terminées le jour-même, elles étaient reportées au lendemain. Mes parents étaient très décontractés ; mon père n'était pas très ambitieux, ma mère n'avait pas le profil d'une femme au foyer, et les enfants étaient paresseux. Cela marchait très bien. Nous étions heureux.

J'ai pu constater que mon mari devenait prospère dans son entreprise, grâce à son dur travail. J’ai vu qu’il était utile d’agir de façon ordonnée et j'ai commencé à faire mes propres plans. Je planifiais des tâches, des menus, j'écrivais des listes et des calendriers.

J'ai soudain réalisé que je n'avais plus besoin de listes pour garder ma tête hors de l'eau.

Lorsque je suivais ces calendriers, la vie quotidienne était organisée et je parvenais à garder ma tête hors de l'eau en nettoyant, faisant le ménage et la cuisine et ce genre de choses que font les mères. J'ai même gagné la réputation d'être organisée. Mais après cela, les enfants ont grandi et mes journées n'étaient plus occupées par des couches, des biberons, des trajets pour aller à l'école et des nuits sans sommeil. J'ai soudain réalisé que je n'avais plus besoin de listes pour garder ma tête hors de l'eau.

J'étais toujours cette enfant paresseuse

Et après toutes ces années, j'ai découvert que j'étais encore la même enfant paresseuse que j'étais auparavant. Les listes et les plans n’avaient pas changé celle que j'étais réellement ; ils m'avaient simplement aidé à m'en sortir avec mon train de vie effréné et à maîtriser ma nature paresseuse. Lorsque je n'ai plus eu besoin de faire des listes pour m'en sortir, mon attitude paresseuse est revenue tout de suite.

Quand j’ai eu la quarantaine et la cinquantaine, j'avais plus de temps et je l'ai gâché. Il y avait des choses à faire ; je les ai laissées de côté. Il y avait des amis à visiter ; je suis restée à la maison à la place. Il y avait des prières à faire et j'ai dormi à la place. Lorsque je devais écrire des notes, je me laissais distraire par l'iPlayer ; je pouvais regarder l'épisode d'une émission du début jusqu'à la fin, puisqu'il n'y avait plus de bébé à nourrir, d'enfant accroché à mes jupes, d'écolier pleurnichant pour être amené au parc, plus de trajet pour aller à l'école.

En tant que disciple de Jésus, j'étais appelée à devenir parfaite comme lui-même est parfait.

Mais en tant que disciple de Jésus, j'étais appelée à devenir parfaite comme lui-même est parfait. A marcher dans ses traces, à faire le bien et à être responsable. Après tout, ma vie ne m'appartient pas mais elle appartient à Dieu.

J'ai alors lu cela :

« C'est pourquoi, ceignez les reins de votre entendement, soyez sobres, et ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l'ignorance. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu'il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint. » 1 Pierre 1, 13-16.

Le combat contre ma paresse

Le fait de ceindre les reins de notre entendement est un appel à l'action qui nous amène à réfléchir à ce qui doit être fait et ce que Dieu veut de nous. Que nous soyons jeunes et pleins d'énergie ou plus âgés et fatigués, nous sommes tous appelés à nous mettre à l'action, et si nous passons à côté de cet appel, cela signifie que Dieu perd un travailleur dans les champs.

J'étais toujours naturellement paresseuse

J'ai découvert qu’il ne suffisait pas de me forcer à me conformer à des listes et à m'appuyer sur des programmes, parce que ça n'avait pas résolu le fond du problème ; j'étais toujours naturellement paresseuse. Dieu voulait que je me débarrasse de mon attitude paresseuse, et pas que je garde mon foyer organisé.

Et en ce qui me concerne, avec mon passé de paresse, ma nature qui est facilement distraite et ma tendance à remettre tout au lendemain, comment pouvais-je vivre dans l'Esprit de manière à me débarrasser de mes habitudes naturelles afin d'utiliser mon temps pour être un sacrifice chaque jour ?

Lorsque je lutte activement contre ma paresse et ma tendance à remettre tout à plus tard et que je demande à l'Esprit de m’aider, une partie de ma nature meurt et je suis ainsi transformée. Je ne conserve pas cela sous la surface, mais petit à petit, ma nature se transforme.

Tous les jours je peux prendre de petites décisions que personne d'autre ne sait mais qui me délivrent discrètement de ma nature.

« Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l'œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage, sachant que ce n'est pas par les choses périssables, par de l'argent ou de l'or que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache.» 1 Pierre 1, 17-19

Je peux être affranchie de ma conduite sans but, et ne pas me contenter de la camoufler en suivant un programme. Je peux m’asseoir avec mon PC et avoir le doigt qui hésite au-dessus du bouton « play » et décider en silence que ce n'est pas le bon moment pour cela. Je peux décider à la place d'écouter quelque chose d'édifiant pendant que je fais le ménage, que je trie des papiers, ou que je repasse des vêtements. J'ai le choix.

Tous les jours je peux prendre de petites décisions que personne d'autre ne sait mais qui me délivrent discrètement de ma nature. Ces décisions se remarquent dans le monde spirituel et n'ont aucune relation avec mon éthique de travail, mais elles sont simplement une marque d'obéissance aux injonctions de l'Esprit. Une vie qui est fondée sur l'obéissance aux incitations discrètes de l'Esprit amène la victoire, la force et la bénédiction, et chaque jour devient un jour de triomphe.