Douter ou avoir la foi ? C’était à moi de décider

Douter ou avoir la foi ? C’était à moi de décider

Ecrit par: Kathryn Albig | Publié: mercredi 27 janvier 2016

Nous avions dans mon enfance une collection d’histoires bibliques pour enfants que nous utilisions beaucoup et qui était assez usée. Je me souviens m’être blotti de nombreuses fois dans un fauteuil avec ces livres, absorbé par ces récits fascinants. Je passais des heures à regarder les illustrations aux couleurs vives qui seront à tout jamais associées à ces histoires dans mon esprit. Je ne me posais jamais la question de savoir si c’était la vérité ou non.

Je ne me souviens plus quand les premières pensées de doute se sont insinuées dans mon esprit. Ce n’est qu’une fois adulte que j’ai commencé à réaliser que certaines choses (beaucoup, en fait) que j’avais entendues n’avaient pas de sens. Ce n’était pas crédible du tout, cela défiait toute logique, tout raisonnement et tout bon sens.

Le doute est semé

Je me suis posé des questions sur la crédibilité de certaines des plus fantastiques histoires de l’Ancien Testament. Qui a écrit ces récits en réalité ? La traduction que nous lisons est-elle vraiment fidèle aux récits qui ont été écrits il y a plusieurs siècles ? J’avais beaucoup de questions concernant la bonne nouvelle du Nouveau Testament.

« Sérieusement, les animaux sont-ils vraiment arrivés deux par deux et sont-ils entrés dans l’arche de leur plein gré ? »

« Et si en fin de compte Jésus n’était pas celui qu’il prétendait être ? »

« Il n’y a rien qui prouve que Jésus n’a jamais péché, personne ne peut savoir ce qu’il s’est passé dans son for intérieur. »

« Paul a écrit toutes ces lettres et je suis simplement censé croire que tout ce qu’il dit montre exactement comment Dieu souhaite que je vive ma vie ? »

« Est-ce que la vie a vraiment un but ? Je me demande s’il y a autre chose à obtenir que cette vie ? »

Et ainsi de suite.

Un fardeau de culpabilité

Je me sentais affreusement mal. Ces questions me décourageaient et me remplissaient de culpabilité. J’avais toujours entendu parler d’une vie de victoire sur le péché et j’y croyais. Je croyais qu’il y avait un chemin qui permettait d’en finir avec la paresse, l’envie, l’égoïsme, ces choses dans ma nature qui faisaient de moi quelqu’un que je ne souhaitais pas être. Mais désormais, avec toutes ces questions, je n’étais plus si certain que c’était vrai. Et si même c’était vrai, étais-je digne d’être un disciple de Jésus avec de telles pensées ?

Au fond de moi, il y avait toujours quelque chose qui me disait que Dieu m’observait.

Je tournais en rond avec mes pensées. Mais je savais que si je renonçais à ma vie de chrétien, cette vie où je croyais que Jésus a vaincu tous péchés et qu’il a rendu cette chose possible pour moi, je n’aurais plus de raison d’être. Qu’est-ce qu’une vie sans but, sans raison d’être ?

J’étais partagé entre le fait de rejeter ce que l’on m’avait enseigné et le fait d’avoir mauvaise conscience dans le cas où tout serait vrai malgré tout.

J’avais le sentiment d’être pris dans une lutte sans fin. On nous avait toujours enseigné que Satan était à l’origine du doute, qu’il ferait tout son possible pour semer le doute pour qu’il se développe et qu’il étouffe ma foi. Mais j’avais le sentiment que c’étaient mes propres pensées, et ainsi la culpabilité due à mon incrédulité me pesait et me rongeait. Au fond de moi, il y avait toujours quelque chose qui me disait que Dieu m’observait.

Faire un choix

Mais je suis progressivement parvenu à comprendre quelque chose. Avoir la foi en Dieu et croire en lui, son Fils, sa Parole, était un choix que je devais faire. Par la grâce de Dieu, j’ai pris cette décision. J’ai choisi de croire que les pensées de doute n’étaient pas les miennes. Elles venaient de Satan, qui utilisait mon raisonnement humain, sous le couvert du « bon sens » mais je ne serais pas d’accord avec lui.

« Et si Satan n’existait pas, si tout cela n’était qu’imaginaire ? Il faut que tu penses par toi-même, comme un être humain rationnel. Ne crois pas tout simplement parce que c’est ce qu’on t’a toujours enseigné. » La décision que j’avais prise n’a pas arrêté ces pensées.

«Je choisis de croire que tout cela est vrai.» C’était le point de vue que j’avais adopté.

« Je crois ! viens au secours de mon incrédulité ! » Marc 9, 24. C’est le verset auquel je me suis accroché. C’était et cela reste le cri de mon cœur.

Je choisis de croire en la vérité de chaque mot écrit dans la Bible. Que c’est la Parole inspirée de Dieu.

Je choisis de croire en Dieu, en ses promesses, en sa puissance, en son amour, car sans cette espérance, la vie deviendrait instable, sombre, lourde, suspecte et vaine. Mais lorsque je crois que Dieu est le Créateur de tout, qu’il m’a créé, qu’il a un plan pour moi, qu’il est assez puissant pour faire tout ce que je demande et même plus, qu’il peut me guider vers une vie de transformation en Christ, alors j’ai une espérance. Ma vie a un but.

Je choisis de croire en la vérité de chaque mot écrit dans la Bible. Que c’est la Parole inspirée de Dieu.

Des débuts modestes

Il s’agissait simplement pour moi d’être disposé à obéir. « Ne vous inquiétez de rien. » C’est écrit dans sa Parole. J’ai donc commencé avec la foi que je peux avoir la victoire sur l’anxiété. J’ai demandé à Dieu qu’il me donne de la force pour lutter contre ces tentations et faire en sorte que ma vie soit en harmonie avec sa Parole. Il m’a donné la force, mais je savais également que l’initiative devait venir de moi, je devais me mettre à l’action.

La foi signifiait que je devais obéir et lutter contre les tentations à l’anxiété, même lorsque je ne voyais pas de résultats immédiats. En continuant à lutter, avec la foi que « celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite », j’ai commencé à voir les fruits de ma foi. (Philippiens 1, 6) Ce en quoi je croyais et continuais de croire, même si je ne le voyais pas, a commencé à devenir une réalité. L’anxiété a été remplacée par le repos et la paix.

C’était la preuve que la foi est réelle. Ma foi s’enracine et s’affermit lorsque je la vois agir. Je peux passer d’un domaine à un autre dans ma vie. Même si je vois maintenant à quel point je suis paresseux, j’ai la foi que je peux vaincre cela également. La foi doit être testée et éprouvée, afin qu’elle apporte la preuve qu’elle est authentique. (1 Pierre 1, 7) Et tandis qu’elle devient de plus en plus authentique, je trouve de la paix et du repos. Le doute et l’incrédulité sont vaincus. C’est un travail qui demande du temps, cela ne se fait pas en quelques jours, en quelques semaines ni même en quelques mois. Mais l’épreuve de la foi produit la patience. (Jacques 1, 3)

Ma foi s’enracine et s’affermit lorsque je la vois agir. La foi doit être mise à l’épreuve et fortifiée, afin qu’elle apporte la preuve qu’elle est authentique.

Un Dieu de miracles

Satan va essayer de me briser, et c’est ce qu’il fait. Mais j’ai déjà pris ma décision. Je résiste, selon ma foi. Je prie pour recevoir de la force et de l’aide du Dieu auquel je crois, qui a de la force et qui est capable de faire tout ce que je lui demande. (Ephésiens 3, 20)

Bien entendu, des pensées de doute viennent malgré tout de temps en temps. Mais désormais, je peux leur rire au nez. Pas parce que j’agis de manière irréfléchie, mais parce que j’y ai réfléchi. Je sais d’où ces pensées viennent et j’ai déjà décidé qu’elles n’auront pas leur mot à dire dans ma vie. Je sais en quoi je crois. J’ai déjà pris ma décision.

Oui, certaines des histoires de l’Ancien Testament sont assez fantastiques, mais c’est parce que nous avons un Dieu qui est fantastique également. Il est tout-puissant et pour lui, les miracles ne posent aucun problème. C’est évident à la vue du miracle qu’il est en train de faire en moi.