Mon combat contre l'impatience

Mon combat contre l'impatience

Ecrit par: Anna Owens | Publié: jeudi 8 juin 2017

Je suis née avec une nature très impatiente. J’ai toujours eu envie que les gens écoutent ce que j’avais à dire, au moment où je le disais. J’interrompais presque chaque conversation dans laquelle je n’étais pas impliquée. Les besoins des autres ne m’intéressaient pas vraiment, seuls les miens m’importaient.

Les gens n’écoutaient pas toujours ce que j’avais à dire. Les gens n’écoutaient pas les consignes. Les gens ne s’impliquaient pas dans les projets de groupe. La file d’attente était trop longue. Le caissier était trop lent. Le serveur se trompait dans la prise de ma commande. Et j’en passe… Toutes ces bagatelles réveillaient l’impatience qui habitait en moi.

Mes frères et sœurs m’irritaient tout particulièrement. Mon irritation se transformait rapidement en colère, et celle-ci se manifestait rapidement en cris et en hurlements. Lorsque j’essayais de refouler ma colère, elle ne faisait que s’amplifier au-dedans de moi et je finissais par exploser avec des cris encore plus stridents.

J’avais besoin d’aide pour changer

Je suis finalement arrivée à un point où j’ai pris conscience que les moindres erreurs d’autrui m’irritaient. J’étais fatiguée de crier sans cesser et de me mettre en colère contre les autres. Je désirais sincèrement que cette colère et cette frustration puissent se transformer en un amour et une attention véritables envers les autres. J’ai alors commencé à considérer mon impatience comme un véritable combat, un combat dans lequel le prix final était de gagner la patience. J’ai rapidement réalisé que le fait de combattre contre l’impatience était quelque chose que je ne pouvais pas accomplir par moi-même. J’avais besoin d’une vraie arme, et quelle arme pouvait alors m’aider mieux que la Parole de Dieu ? (Ephésiens 6, 17)

Il y a un verset en Jacques 1, 4 qui dit : « Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. »

Ce verset me revenait sans cesse à l’esprit parce que mon but dans ma vie en tant que disciple de Jésus Christ était d’obtenir la nature divine – et de devenir parfaite comme lui est parfait. (Matthieu 5, 48 ; 2 Pierre 1, 3-4) Selon ce verset de Jacques, la patience va m’aider à atteindre la perfection, ce qui est justement ce pour quoi je combats !

Le fait que mon objectif soit d’être parfaite tout comme notre père céleste est parfait peut sembler presque inatteignable, mais ce verset en Matthieu 11, 30 m’a aidée tout au long de ma formation de disciple. « Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » En m’armant de ce verset, j’ai pu rejeter tout le découragement et le manque de confiance qui voulaient s’emparer de moi.

Être transformé

Je désire réellement être un exemple pour les autres, et faire preuve d’une gentillesse véritable envers eux, plutôt que de me mettre en colère et d’être impatiente. Je me rappelle aussi de ce verset : « L’amour est patient, il est plein de bonté… » 1 Corinthiens 13, 4. Ce verset ne s’applique pas seulement à ceux dont je me sens le plus proche ; je peux manifester un amour et une attention sincères envers n’importe qui, que ce soient mes frères et sœurs, mes camarades à l’école, mes collègues de travail, ou encore même ce caissier trop lent !

La citation suivante est l’une de celles que je préfère : « Peut-être es-tu la seule Bible que les gens autour de toi lisent. » Je pense à cette citation dans de nombreuses situations. Je suis un disciple de Jésus Christ, et si je suis impatiente par exemple, est-ce que cela montre aux autres à quoi ressemble une vie de disciple ? Bien sûr que non ! Si je combats consciemment contre la tentation, alors les autres peuvent voir qu’une vie de victoire est possible !

Je continue d’être tentée à l’impatience, mais maintenant, je sais que je n’ai pas besoin de céder à ces pensées et de me mettre en colère contre les autres. (Romains 8, 12) Je sais que j’ai fait beaucoup de progrès dans ce domaine parce que je peux jeter un coup d’œil rétrospectif et voir que je ne suis plus la même personne impatiente que celle que j’étais auparavant. Je peux même me réjouir des prochaines situations qui pourront mettre ma patience à l’épreuve, pour que je puisse devenir une personne encore plus forte et encore plus heureuse.