D’où viennent les guerres et les luttes ?

D’où viennent les guerres et les luttes ?

Ecrit par: I.M. Larsen | Publié: vendredi 22 novembre 2013

Amérique du Sud 1988 :

Hansi a 14 ans. Sa famille appartient à une communauté religieuse très stricte en Amérique du Sud. Ces derniers temps, des divisions et des désaccords ont entrainé une diminution du groupe qui est passé de 80 à 30 membres. Ni les lois ni les règles n’ont su les maintenir ensemble.

Le jeune garçon de Paso Flores en Argentine observe le petit groupe autour de lui. Il se rend compte qu'il baisse fortement la moyenne d'âge dans son assemblée. Il essaie de se concentrer sur ce que le vieux pasteur dit mais finit par abandonner. "Qu’est-ce que je fais ici?", se demande-t-il. Mais il connaît la réponse, du moins en partie. Pendant l’année qui vient de passer, il a senti s’éveiller en lui un ardent désir inexplicable, mais pour quoi ça ? Il n’en sait trop rien.
En Amérique du Sud, le rassemblement de 80 personnes passe rapidement à 30, car la discorde et la mésentente les ont séparés entre eux. Ni les lois et règlements n’ont pu aider à les garder ensemble.

Le jeune garçon de Paso Flores en Argentine observe le petit groupe autour de lui. Il se rend compte qu'il abaisse fortement la moyenne d'âge dans son assemblée. "Que fais-je ici?", pense-t-il. Mais il connaît la réponse en partie: il a senti en lui un ardent désir inexplicable cette dernière année, mais ce que c’est, il ne peut pas le définir.

Pendant l’année qui vient de passer, il a senti s’éveiller en lui un ardent désir inexplicable, mais pour quoi ça ? Il n’en sait trop rien…

Hansi jette un regard sur sa mère. Elle semble triste. Ce matin, il l’a entendu dire à son père, « Nous avons besoin d’un réveil. »

J’ai été rendu capable de servir le Seigneur Jésus

Allemagne 1988:

Ce n'est pas tous les jours que Stefan est convoqué dans le bureau du chef. Ce dernier parle, explique et gesticule dans tous les sens, mais le message est clair : Nous n'avons plus de travail pour toi. Le patron regarde Stefan avec préoccupation, mais le visage de Stefan rayonne de joie. Il prend sa veste, serre chaleureusement la main de son patron avant de sortir le plus vite possible du bureau. Pour Stefan, c’était le signe qu’il attendait.

Deux jours plus tôt, Stephan et un de ses amis avaient prié ensemble avec ferveur. Ils avaient beaucoup prié ces derniers temps, mais cette fois, ils avaient senti quelque chose de spécial sur le chemin du retour.

« Je ne comprenais pas tout à l'époque, mais plus tard, j'ai compris que la nuit où j'ai été baptisé du Saint-Esprit pour le ministère, j'ai été rendu capable de faire un travail pour Jésus. », raconte aujourd’hui Stefan Hofmeister.

« Je pensais aux gens qui n'ont pas encore entendu parler de ce message de libération. Je ne voulais pas que ce soit à cause de moi qu’ils n’aient pas l'occasion d'entendre l'évangile et je sentais ma responsabilité pour participer à aider les autres à trouver cette vie qui m’avait rendu si heureux. J’ai prié avec ferveur à Dieu qu’il m’envoie un signe quant à ce que je devais faire.

Je sentais ma responsabilité pour participer à aider les autres à trouver cette vie qui m’avait rendu si heureux.


Stefan était désormais libre pour accomplir la vocation qui l’avait pressé : accomplir la grande mission :
 

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. (Matthieu 28, 19-20)

 

Stefan quitta le bureau de son chef et partit directement visiter un bon ami, Friedrich Holzwarth qui avait été un grand exemple pour lui. Holzwarth avait déjà travaillé dans la mission depuis plusieurs années et Stefan ressentait chez lui le même amour pour Christ qu’il avait lui-même reçu, cet amour était la force qui poussait Holzwarth de l’avant dans son ministère.

Une réponse à la prière

Paso Flores 1988 :

Un prédicateur allemand est en visite pour la réunion ce dimanche. Les parents de Hansi discutent ensemble avec enthousiasme. Ils sentent que c’est une réponse à leurs prières. Toutefois, lorsque l’homme rentre tranquillement, il s’assied parmi les autres amis. Après un court instant, ils constatent avec surprise que des larmes coulent sur ses joues.

Le prédicateur allemand n’est autre que l’ami de Stefan Hofmeister, Friedrich Holzwarth. « Mettons-nous à genoux et prions à Dieu. » dit-il. Pour la première fois depuis des années, l’assemblée prie ensemble ! « Vous avez un problème » dit-il, « et c’est que vous n’êtes pas capables de vous pardonner les uns les autres ! » C’est exactement le problème qu’il y a. Ils ont toujours rejetés la faute les uns sur les autres lorsque les difficultés faisaient surface dans l’assemblée. Et c’est ce qui créait des désaccords et des divisions.

L’assemblée est douloureusement consciente de sa situation. Plusieurs d’entre eux ont prié pour un réveil. Ils aspirent à la vie de Jésus, mais ils se sont laissé entraîner par le désaccord et la discorde. La réaction de Holzwarth a un puissant effet sur eux. Ils n’ont jamais vu quelqu’un avant lui pleurer sur leur situation.

Ils aspirent à la vie de Jésus, mais ils se sont laissé entraîner par le désaccord et la discorde.

« D’où viennent les guerres et les luttes ? »

L’invité d'Allemagne apporte un message qui parle immédiatement à leurs cœurs :

« D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? »  lit-il en Jacques 4, 1, avant de continuer avec Romains 7, 18 :

« Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. »

Le message est clair. Ce ne sont pas les autres qui sont le problème, mais c'est le péché qui habite dans notre nature humaine depuis que nous sommes nés. Heureusement, il y a un médiateur, Jésus, qui était un homme comme nous avec les mêmes tentations au péché. Il peut nous libérer !

L’expérience que Holzwarth a faite à Paso Flores fait partie de celles qu’on ne fait pas souvent. L’assemblée accepte immédiatement ce message qui dévoile le besoin profond face à leur situation. Là où certains auraient réagi avec mépris face à ce message de la victoire sur le péché, ces personnes ici le reçoivent à bras ouverts. Ces personnes ont un désir et une faim pour la vérité, ils ont juste besoin d’aide pour la voir.

Paso Flores 1990 :

Pour la première fois, il y a une conférence à Paso Flores. Plusieurs frères de Brunstad Christian Church sont présents. Le jeune homme d’Allemagne qu’Holzwarth a amené avec lui parle avec un rayonnement et un enthousiasme qui impressionnent Hansi.

Ce n'est pas une simple théorie, c’est un homme qui parle directement de sa propre vie, et c’est évident qu’il souhaite de tout son cœur que chaque membre de cette assemblée comprenne ce qu’il dit.

Heureusement, il y a un médiateur, Jésus, qui était un homme comme nous avec les mêmes tentations au péché. Il peut nous libérer !

Hansi raconte comment Stefan ne se contentait pas seulement de leur annoncer la Parole de Dieu. Il a également passé du temps avec eux, il a appris à les connaître. «Stefan Hofmeister dégageait quelque chose qui venait de Dieu » se rappelle Hansi. « Et c’est exactement cette vie à laquelle j’avais aspiré et que je voyais maintenant devant moi en chair et en os.

 

 

Un moment décisif

Lorsqu’Hansi avait 19 ans, il sentit qu’il était dans une phase déterminante pour sa vie chrétienne. Même s’il savait comment il devait vivre, il comprenait qu’il n’avait ni la force ni la foi pour vaincre. Il savait qu’il avait besoin d’aide et de communion pour faire des progrès.

Un jour, alors qu’ils étaient à la chasse, Stefan proposa à Hansi de l’accompagner dans ses voyages comme traducteur espagnol. Hansi sentit immédiatement dans son cœur que c’était ce qu’il voulait. Et c’est ce qu’il a fait.

Plusieurs années ont passé durant lesquelles Hansi a accompagné Stefan durant ses voyages en Amérique du Sud afin de visiter des contacts que Holzwarth avait rencontrés durant ses précédents voyages.

« Cela a fait une très forte impression sur moi d’observer comment Stefan parlait et côtoyait les gens et également de voir la vie qu’il vivait » déclare Hansi. « Je n’avais encore jamais côtoyé quelqu’un d’aussi désintéressé et qui avait un tel amour profond pour les amis et qui prenait autant soin d’eux. »

« Durant ce temps, nous priions souvent ensemble et il ne fallut pas longtemps avant que le Saint-Esprit me donne la force et la foi dont j’avais besoin pour avoir la victoire. »

Quelques-uns parmi des milliers

Suisse 2012 :

Stefan parle du travail missionnaire en Amérique du Sud avec un énorme enthousiasme. Il raconte comment Dieu les a guidés directement à ces personnes, y compris Hansi et sa famille.

« Nous sommes complètement dépendants du Saint-Esprit qui nous dirige pour trouver de telles personnes, » dit Stefan. « Parmi des milliers de personnes, seulement quelques-uns qui sont intéressés par le message de la victoire sur le péché se sont séparés du groupe. Cinq ans, dix ans passent et petit à petit, des gens les rejoignent. Finalement, c’est une petite assemblée qui a la vie en elle, où la Parole de Dieu est parvenue à entrer et à agi dans les cœurs. »

Hansi raconte comment Stefan, avec plusieurs autres, a travaillé durant de nombreuses années pour édifier le corps de Christ à Paso Flores. (1 Corinthiens 12, 12-30)

«Dans ce ministère, le suivi est extrêmement important», souligne Hansi. "Beaucoup de prédicateurs voyagent autour du monde pour « installer » des églises. Ils prêchent devant des salles comblés, et amènent des centaines de personnes à se convertir et à accepter Jésus dans leur cœur, mais ensuite, ils poursuivent leur route. »

Ce n’est pas facile de trouver le chemin tout seul. C’est bon d’avoir quelqu’un dans son entourage qui peut t’aider en te réconfortant et en t’exhortant au moment opportun.

«Cette façon de travailler, c'est comme exposer un bébé au vent et aux intempéries, sans nourriture. Il ne survivra pas longtemps. » Hansi pense à eux-mêmes, à quel point ils étaient aussi des bébés spirituels, complètement dépendants de soin, d’amour, de guide et de nourriture spirituelle.

« Ce n’est pas facile de trouver le chemin tout seul, » convient Stefan. « C’est bon d’avoir quelqu’un dans son entourage qui peut t’aider en te réconfortant et en t’exhortant au moment opportun. » C’est tout spécialement important dans les débuts d’une vie chrétienne.

 

Rien d’autre qu’un miracle

Paso Flores 2012 :

C’est la fête d’inauguration d'un nouveau centre de conférence à Paso Flores. Stefan et Hansi se serrent la main chaleureusement avec un regard complice. Ce n’est pas facile de retenir les larmes. Qui parmi eux aurait pu envisager cela 24 ans plus tôt ?

Hansi repense à la façon dont les amis en Amérique du Sud ont été unis ces dernières années. Par exemple, le clash culturel qui est né entre les Chiliens charismatiques et l’assemblée conservative stricte de Paso Flores. Hansi se remémore avec reconnaissance comment Dieu a donné de l’aide à chacun pour voir son propre péché dans les différentes situations, au lieu de blâmer les autres. De cette manière, ils se sont rapprochés davantage et ont une magnifique communion ensemble plutôt que des déchirures et des divisions.  Aujourd’hui, ils fêtent ensemble l’inauguration de leur centre de conférence.

Hansi adresse une prière de reconnaissance à son Père céleste. Ce qu'il a fait en eux et pour eux, n'est rien d’autre qu'un miracle.