« Elle n'est pas tombée, car elle était fondée sur le roc »

« Elle n'est pas tombée, car elle était fondée sur le roc »

Ecrit par: Vilhelm Nordström | Emplacement: Finland | Publié: dimanche 26 décembre 2010

En janvier 2002 a eu lieu un événement qui a bouleversé toute la petite assemblée de Kirkkonummi, en Finlande. Martti Gerlander, père de cinq enfants, a été blessé dans un grave accident de la circulation en allant à son travail.

L'accident de Martti 

C’est l’hiver, le temps est mauvais, et Martti part au lycée où il travaille en tant que professeur. La rencontre avec un camion sur une route nationale est brutale, et sa voiture est broyée en quelques secondes entre le camion et un rocher. Il faudra plusieurs heures avant de l'en désincarcérer, et Martti est conduit à l'hôpital dans un état critique.

Les médecins n'ont pas beaucoup d'espoir. La détresse est grande parmi ceux pour qui Martti est un cher ami. L'assemblée le connaît comme quelqu'un d'énergique et d'actif, un homme serviable qui aide toujours là où il y a des besoins. Des centaines de personnes prient pour qu'un miracle ait lieu.

Après deux mois, Martti sort du coma. Il n'y a aucun doute que c'est la réponse à des prières ininterrompues pour lui. Mais Martti a tout de même un long temps de convalescence devant lui, et il est clair qu'il ne sera jamais plus le même homme énergique que l’on a connu.

– Notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour

C'est samedi matin, je suis à Kirkkonummi et je me rends au foyer de Martti et de sa femme Anne pour les rencontrer. Anne me souhaite cordialement la bienvenue et me dit que Martti est dehors en train de couper du bois. Martti revient bientôt et me serre la main avec un grand sourire. Nous nous asseyons sur le divan et Anne nous sert à chacun une tasse de thé chaud.

Quand je parle avec Martti, je remarque les séquelles du traumatisme crânien que l'accident lui a laissé. Même s'il peut parler normalement, il a parfois des difficultés à exprimer ce qu'il a sur le cœur. Après l'accident il n'a pas pu travailler, et les lésions cérébrales limitent aussi sa faculté de coordination ; de ce fait beaucoup de fonctions physiques sont devenues difficiles pour lui. Il est dépendant de l'aide des autres. On peut dire qu’il a été dépouillé de ce qui était fort et humainement parlant digne d’admiration chez lui.

– Son esprit est reconnaissant et aucune amertume, plainte ou grognement ne sortent de lui.

Je pense à un verset : C'est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. 2 Co. 4, 16. Martti se reconnaît également dans ce verset.  

– Bien sûr, j'ai toujours envie de travailler et d'aider les autres personnes. Mais le plus important pour moi, c'est que cela aille bien avec l'assemblée. Je me réjouis de voir la croissance parmi les jeunes, et de voir qu'ils peuvent travailler. Je peux moi aussi les bénir et prier pour eux, dit Martti.

– Une foi simple et enfantine

Malgré ses limites, Martti participe toujours aux activités de l’assemblée et il aide comme il le peut. Il coupe du bois ou passe l’aspirateur ; il recherche constamment une manière d'être utile. Il n'est jamais amer et ne se plaint pas de sa situation. Au lieu de cela, il est reconnaissant. Je remarque qu'il a un esprit lumineux et positif en lui, ce que sa femme Anne confirme aussi.

– Tout ce que nous avons maintenant, visible ou invisible, nous l'avons reçu de Dieu.

-– Il est devenu naturel pour Martti de servir la où il peut aider. C’était déjà le cas avant l’accident et il a continué à faire pareil après l'accident. Son esprit est reconnaissant et aucune amertume, plainte ou grognement ne sortent de lui. Cela n'aurait pas été possible sans le fondement de foi qui a été posé dans son cœur avant l'accident.

Quand ils étaient nouveaux mariés, Martti et Anne ont pris de tout leur cœur la décision de suivre Jésus. Après cela, le fondement de leur vie a été une foi simple et enfantine. La vie quotidienne n'a pas toujours été facile, mais le plus important a été de sentir que Dieu approuvait tous les choix qu’ils faisaient.

Dieu est fidèle – Tout concourt à notre bien 

Pour Anne et Martti, le christianisme ne consiste pas en discours de fête les jours saints, mais en des œuvres que la foi et l'amour suscitent dans la vie quotidienne. Quand Anne parle de leur vie, elle cite un verset de la Bible :

Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison. Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. Mal. 3, 10.
 

– Dieu veut volontiers nous bénir, mais il faut que nous commencions par tout abandonner – les choses se font toujours dans cet ordre-là, dit Anne.

– Dieu veut volontiers nous bénir, mais il faut que nous commencions par tout abandonner – les choses se font toujours dans cet ordre-là.

– Tout ce que nous avons maintenant, visible ou invisible, nous l'avons reçu de Dieu, confirme Martti. - Nous avons abandonné nos propres projets, et nous avons souvent été obligés de faire des choix sans savoir où cela allait mener.

N'avez-vous jamais douté de vos choix, même dans cette situation difficile ?

– – Non, répond Martti. Quand on a donné sa vie à Dieu, on peut être sûr que Dieu est fidèle et que tout concourt à notre bien.

La maison qui est fondée sur le roc

 

Anne et Martti ne se sont jamais demandé « pourquoi ? » Mais ils se sont demandé « comment allons-nous continuer ? »

– Dans différentes épreuves et détresses, nous sommes souvent arrivés à nos limites, mais Dieu est fidèle, il ne permet pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces. On peut soi-même sentir qu’on a vite fait d’arriver à ses limites, ou même qu'elles sont belles et bien là, mais Dieu nous a conduits plus loin par sa grâce.

Il est facile de sentir que tout ce que Martti et Anne disent est vrai. Ils n'ont pas besoin d'embellir les choses ni de planter un décor. Leur vie est fondée sur la parole de Dieu et ne peut pas être ébranlée par les tempêtes de la vie.

C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. Mt. 7, 24-25.