Pour finir, j’ai eu la foi qu’il y avait peut-être quelque chose de précieux en moi

Ecrit par: Tove Rebekka Johnsen | Publié: mercredi 9 juillet 2014

« Je ne suis rien. Tous les autres sont meilleurs que moi. Je ne sais rien faire. » Beaucoup de gens connaissent ce genre de pensées. Laura Kloosterman en a souffert pendant l’adolescence, mais avec l’aide de la Parole de Dieu, cette jeune fille vulnérable a commencé à avoir confiance en elle.  

C’est calme et tranquille au coffee-bar ce matin-là. Les faibles rayons du soleil de cette fin d’été nous indique que l’automne n’est pas bien loin.
- Je croyais que les gens ne m’aimeraient pas s’ils apprenaient à me connaître.

Ruth Kloosterman, 40 ans, est assise sur le canapé situé près de l’entrée. Elle est mariée, elle a des enfants et on la connaît comme étant bavarde et débordante de vie. Mais cela n’a pas toujours été le cas.
- J’étais une fille calme et réservée, commence Ruth en pensant à ses années d’adolescente.
Elle était plutôt du genre à aimer être seule et lire un livre.
- J’étais contente quand j’étais toute seule.

– C’était une fille gentille, un peu réservée.

Elle a grandi à Winnipeg, dans l’Etat du Manitoba, au Canada, et elle a six frères et sœurs plus âgés qu’elle. Son père est mort quand sa mère l’attendait et Ruth a beaucoup pensé à lui pendant sa jeunesse. Il lui arrivait souvent de prier à Dieu quand elle était dans son lit le soir.
- Je priais pour ne pas m’éloigner des préceptes que j’avais reçus à la maison, dit Ruth et elle parle de son enfance dans un bon foyer chrétien.

C’était une fille gentille, un peu réservée, et elle avait toujours peur de faire quelque chose de mal. Mais même si tout semblait bien aller, ses années d’adolescence furent une période difficile.

Ruth avait une mauvaise image d’elle-même et elle en souffrait, et elle manquait de confiance en elle-même. Elle était timide de nature et dure envers elle-même. – Je croyais que les gens ne m’aimeraient pas s’ils apprenaient à me connaître.

Quand elle était en compagnie d’autres personnes, elle se sentait toujours inférieure aux autres. « Je ne suis rien. Tous les autres sont meilleurs que moi. Je ne sais rien faire. » Son manque de confiance en elle-même faisait que Ruth n’osait pas exprimer ses propres opinions quand elle se retrouvait avec d’autres qu’elle considérait comme « meilleurs » qu’elle.
- Je voulais tellement que les autres m’aiment, poursuit-elle.

On lui sert une tasse de café noir sur la table qui se trouve devant elle, mais elle n’y touche pas. Elle repense au passé. Etant donné qu’elle voulait tellement être aimée des autres, elle adaptait sans cesse ses opinions à celles des personnes avec qui elle se trouvait.

- J’avais horreur des conflits, alors j’étais toujours d’accord avec ce que les autres disaient. Il en résultait que Ruth était esclave de certaines personnes.
- Je n’étais pas moi-même, nous confie-t-elle.
Elle se retrouvait parfois dans des situations gênantes, quand deux personnes à qui elle avait dit deux choses différentes se rencontraient.
- De beaucoup de manières, je vivais dans un mensonge, dit-elle.

Elle boit un peu de son café. Il y a longtemps qu’elle a donné le chocolat qui l’accompagnait à l’un de ses plus jeunes fils, qui est venu dire bonjour.
Un soir, vers la fin de son adolescence, elle a prié à Dieu.
- Mon Dieu, montre-moi ce que je fais de mal.

Après cet épisode, elle a entendu parler de ce qui est écrit dans Apocalypse 3, 1 : « Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort

Ruth se sentait comme « pourrie » intérieurement, car elle se comportait comme une fille gentille, mais au-dedans d’elle, les choses n’étaient pas comme il le fallait.
- J’ai compris que j’avais besoin d’être moi-même si je voulais que Dieu puisse m’utiliser.
Dans les Psaumes il est écrit que nous avons été créés d’une manière merveilleuse.
- Dieu savait ce qu’il faisait lorsqu’il m’a créé. Il avait un projet pour ma vie, et j’ai eu la foi qu’il en était ainsi, nous explique Ruth.

– Dieu savait ce qu’il faisait lorsqu’il m’a créé. 

Mais c’est dans la Parole de Dieu qu’elle a trouvé de l’aide pour prendre confiance en elle.

- Il est écrit dans 1 Co. 4, 7 : « Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ? » C’est ainsi que Ruth nous raconte comment elle a compris qu’elle devait donner à d’autres ce qu’elle avait reçu de Dieu.
- J’ai commencé à comprendre que j’avais vraiment reçu quelque chose de Dieu. Dieu m’avait donné une personnalité et il m’avait aussi donné la victoire sur le péché dans ma vie personnelle. Et cela, elle a eu alors envie de le partager avec d’autres.
Progressivement, sa manière de penser a changé – au lieu de se soucier de ce que son entourage pensait d’elle, elle s’est mise à s’intéresser à ce que Dieu pensait d’elle.

Un temps nouveau a alors commencé pour Ruth. Elle s’est mise à exprimer ses propres opinions quand elle était avec d’autres, et elle a commencé à parler des victoires qu’elle avait remportées. Lentement, mais sûrement, les pensées comme « je ne suis rien, je n’ai rien à partager » ont disparu.

- Au début, j’avais l’impression que je perdais des amis, dit Ruth. Les gens autour d’elle n’étaient pas habitués à l’entendre exprimer ses propres opinions. Cette nouvelle attitude les a un peu choqués. Mais Ruth a beaucoup appris sur l’amitié durant cette période.
- On n’a pas besoin d’avoir les mêmes opinions que les autres pour avoir des amis, poursuit-elle. Bien au contraire, cela peut être bien d’avoir des opinions différentes et d’apprendre par la manière de faire des autres. Ruth a aussi découvert de nouveaux aspects de sa personnalité.
- Je me suis rendu compte que j’étais capable de faire des choses. J’aimais le sport, j’avais des idées et j’avais un bon contact ave les filles qui étaient plus jeunes que moi, raconte Ruth.

 

– Je me suis rendu compte que j’étais capable de faire des choses.  
 

Sa timidité d’adolescente faisait que Ruth préférait être à la maison.
- Mais je comprenais que c’était vital pour moi de passer du temps avec d’autres jeunes, poursuit-elle.

Elle s’est donc forcée à sortir de chez elle, même si c’était en dehors de son « périmètre de sécurité ». Petit à petit, elle s’est sentie plus forte et plus sûre d’elle-même.

- Pour finir, j’ai eu la foi qu’il y avait peut-être quelque chose de précieux en moi, dit-elle.

Le fait d’avoir une image d’elle-même saine l’a beaucoup aidée dans son combat contre le péché. Par ce moyen, elle a eu la grâce de vivre un temps de jeunesse à l’abri du danger et dans la pureté à l’égard des convoitises de la jeunesse. Une bonne image de soi l’a aussi aidée à chasser Satan.

Si on a une opinion de soi négative, on peut facilement avoir une conscience faible.

Satan est l’accusateur, et si j’ai dès le départ une mauvaise opinion de moi-même, ce qu’il me dit peut sembler assez raisonnable, dit Ruth.
Mais la certitude que « je suis une personne précieuse » me donne de l’assurance et fait qu’il n’est pas si facile pour Satan de m’entraîner sur une mauvaise voie.

Cela ne s’est pas fait tout seul. Ruth a dû se battre pour avoir une image d’elle-même bonne et saine. Des pensées comme « je ne suis rien, je ne sais rien faire, tous les autres sont meilleurs que moi » ne sont pas inconnues pour beaucoup de jeunes. Peut-être spécialement pour les filles car elles pensent facilement : « Je ne suis pas assez jolie, je suis trop grosse etc., etc. »

- Mais de telles pensées ne viennent pas d’en haut, dit Ruth. Il était vital pour elle d’arriver à vivre en harmonie avec Dieu et avec elle-même.

Aujourd’hui, on ne voit plus grand-chose de la fille tranquille et timide qui n’osait pas exprimer ses propres opinions.

Conseils pour renforcer l’image qu’on a de soi :

- Pense comme cela : « Je m’accepte et je crois en moi exactement tel que je suis. Je crois que Dieu m’a élu et qu’il a un projet parfait pour ma vie. »

- Accepte les compliments quand on t’en fait. Tu en as besoin ! En rejetant les compliments, tu laisses penser à la personne qui te les fait qu’elle s’est trompée. Et elle ne t’en fera probablement plus.

- Regarde aux possibilités, et non aux obstacles. Tu peux utiliser les possibilités qui se présentent pour apprendre à maîtriser des choses nouvelles. C’est bon pour l’idée que tu te fais de toi-même.

- Accepte les remarques positives et crois que ceux qui les font pensent ce qu’ils disent !

- Ne place pas la barre trop haut dans tes attentes et tes exigences vis-à-vis de toi-même !