Une guerrière spirituelle

Une guerrière spirituelle

Ecrit par: Rédaction | Publié: mercredi 7 mars 2012

Frøydis Bratlie n’a pas seulement vaincu le cancer, elle a vaincu également le doute et la peur de la mort à l’aide d’armes spirituelles. Comme une guerrière spirituelle, elle est restée debout et croyante à travers toute la période de maladie.

 

- Grâce à la prédication dans l’assemblée – la bonne nouvelle – j’apprends l’art de la guerre spirituelle, dit une Frøydis enthousiaste et rayonnante.

Quand brunstad.org la rencontre une belle journée de printemps, 6 mois après le diagnostic, elle est guérie du cancer et se trouve dans une période de rémission après une dure période de maladie. Elle a été une chrétienne croyante toute sa vie, mais sa foi a véritablement été mise à l’épreuve durant la maladie.

- Il est dit dans Éphésiens 3 de se revêtir de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister au jour mauvais, et de tenir ferme après avoir tout surmonté, explique Frøydis.
Elle raconte que justement ce verset biblique a été spécialement important pour elle, tout particulièrement ces derniers temps.
- Il est devenu la devise de ma vie, raconte-elle avec joie.

S’est livrée à la foi

Frøydis et son mari Øystein sont les parents de deux beaux garçons qui étaient âgés de quatre et six ans quand le diagnostic du cancer a été établi pour elle. - Cela a évidemment engendré beaucoup de pensées et beaucoup de tentations à l’inquiétude. Nous ne savions pas comment cela allait se passer, dit Frøydis.

Mais je me suis décidée à me livrer à la foi en Dieu et à utiliser la parole de Dieu, des chants édifiants et la prière comme des armes spirituelles !

Elle devait subir plusieurs opérations, des radiothérapies et des traitements chimiothérapiques lourds, qui détruisent peu à peu le corps. - Oui, il y a eu beaucoup de larmes. Mais je me suis décidée à me livrer à la foi en Dieu et à utiliser la parole de Dieu, des chants édifiants et la prière comme des armes spirituelles ! De cette manière, raconte Frøydis, je me suis battue à plusieurs occasions pour me libérer des pensées oppressantes.

- Je suis tellement reconnaissante d’avoir pu, grâce à l’utilisation de ces armes, résister au jour mauvais. De ce fait, mon esprit n’a pas été influencé par ces circonstances.

Pas accablée dans son esprit

Frøydis est donc restée debout grâce à sa foi, dans cette période difficile. Mais cela ne signifie pas que les pensées oppressantes ne se sont pas manifestées.

- Je ne peux pas empêcher les oiseaux de voler au-dessus de ma tête, mais je peux les empêcher d’y bâtir leur nid, dit Frøydis. Je ne peux pas non plus empêcher que des pensées négatives et des tentations surviennent, mais je peux leur résister pour qu’elles n’entrent pas dans mon cœur, explique-t-elle.

Frøydis a fait l’expérience que Dieu l’a menée sur des chemins inconnus durant la période de maladie.
- Cela prend un peu de temps de faire connaissance avec ces nouveaux sentiers, mais il n’y a pas eu un seul jour où j’ai été accablée dans mon esprit, dit-elle et raconte qu’elle a expérimenté ce qui est écrit dans l’un des cantiques du recueil Les Voies du Seigneur : « Dans la tempête confiant est mon esprit. Par la foi tout lien se délie. » 

Des techniques de guerre spirituelle

Cela a été plusieurs fois une aide pour Frøydis d’apprendre des techniques de guerre dans ce combat spirituel.
- Les tentations se sont spécialement manifestées durant la période où j’étais à l’hôpital et les semaines qui ont suivi, dit Frøydis.
Elle raconte qu’elle s’est alors emparée de son Ipod, a mis les écouteurs dans ses oreilles et a écouté une chanson des Voies du Seigneur : « Ta main est mise à la charrue, cours sans répit ! »

- J’ai écouté et réécouté ce cantique. Ainsi, je n’alimentais pas les mauvaises pensées et elles ne pénétraient pas dans mon cœur ! Le prince des ténèbres devait s’éloigner ! Et mon esprit était encore plus fortifié !

Ainsi, je n’alimentais pas les mauvaises pensées et elles ne pénétraient pas dans mon cœur ! Le prince des ténèbres devait s’éloigner ! Et mon esprit était encore plus fortifié !

 

J'ai pensé à la mort

Frøydis raconte qu’une fois elle marchait dans un couloir de l’hôpital. Elle s’est arrêtée et a regardé par la fenêtre. Son regard est tombé sur un cimetière. - Je suis restée un moment à penser : Est-ce que je vais bientôt reposer là ? Des pensées mauvaises et sombres voulaient obscurcir mon esprit. Mais tout à coup j’ai été remplie d’une joie intérieure, c’était comme une révélation venant de Dieu : Non, je ne vais jamais y reposer ! Mes pensées et mon esprit retourneront directement auprès de Jésus !
- Au même moment la crainte de la mort a disparu et j’ai été remplie d’espérance et d’attente pour le jour où Jésus reviendra, nous dit Frøydis.

Combattre la crainte de la mort

À deux reprises Frøydis a eu de violentes crises d’angoisse à la pensée de la mort.
- C’était après que je me sois couchée. Des pensées sombres m’inondaient comme des vagues, dit Frøydis. Elle a commencé à prier à Jésus. Au bout d’un moment, elle s’est endormie, mais quelques jours plus tard elle a refait la même expérience. Là aussi au milieu de la nuit.
- Je me suis décidée à descendre au salon pour être seule. Je me suis mise à genoux devant le canapé et j’ai recommencé à prier. Je ne savais pas ce que je devais demander, car tout était complètement obscur. Alors j’ai prié : « Cher Jésus, cher Jésus, cher Jésus » pendant longtemps. Puis j’ai senti que les vagues se sont apaisées. Tout est devenu clair et calme.

Depuis cette fois Frøydis n’a plus été tourmentée par l’angoisse.
- Mais je sais que si elle devait revenir, je connais la technique de combat, dit-elle triomphante.

Vaincre le doute

Comme jeune fille, Frøydis était déjà une chrétienne active. Elle était tout de même assaillie par des pensées de doute. Mais en choisissant de croire au verset en Jean 20, 29, elle a appris à vaincre ces pensées de doute dans sa jeunesse. Ce verset est la Parole de Jésus au disciple Thomas qui refusait de croire que Jésus s'était relevé d'entre les morts avant de voir les marques des clous dans les mains de Jésus :
Jésus lui dit : "Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru !"

Dans cette foi, elle a choisi les pensées bonnes, claires et édifiantes.

Laisser entrer le doute, c’est comme ouvrir un sac plein de mauvais esprits. Je me suis décidée à ne jamais l’ouvrir, dit Frøydis en faisant référence à la lettre aux Éphésiens où il est dit de Jésus qu’il a dépouillé les dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

- J’ai reçu de Dieu l’assurance qu’il n’existe pas une seule pensée qui soit tellement sombre ni un esprit qui soit tellement fort que Jésus ne l’ait pas vaincu ! Par la foi j’ai part à la même force que Jésus possédait et je peux alors également crucifier et vaincre les pensées dépressives et les esprits puissants. Je choisis tout à fait consciemment les pensées bonnes, claires et édifiantes.

- Je n’ai plus jamais besoin d’avoir des jours oppressants ! Je suis tellement reconnaissante que cela fonctionne ! La parole de Dieu est vraie, témoigne-t-elle avec enthousiasme.

La sollicitude dans l’assemblée

En même temps que Frøydis menait les combats de la foi, elle a été fortifiée par les prières d’adultes et d’enfants de plusieurs villes et pays. - Je me sentais entourée d’amour et de sollicitude, dit-elle et raconte qu’elle a également reçu de l’aide pour les tâches ménagères durant la période de maladie. – Quel bonheur que ce sont mes amis ! Dieu est tellement bon envers moi, s’exclame-t-elle avec reconnaissance.

Doit vivre dans l’incertitude d’une rechute

Frøydis est guérie du cancer et sa santé s’améliore constamment. Mais elle devra vivre le reste de sa vie dans l’incertitude d’une rechute.

- Mais je suis devenue reconnaissante pour cette incertitude aussi, dit Frøydis, car elle m’aide à comprendre le sérieux de la vie et à quel point elle peut être courte.
Les pensées par rapport à la famille et par rapport à un avenir dans l’incertitude de rechutes, deviennent spécialement fortes quand on a eu un diagnostic comme le sien. - Chaque fois que ces pensées viennent et veulent assombrir mon horizon, je m’empare du verset d’Ésaïe 45, 11, où il est écrit : « Questionnez-moi sur l'avenir ! Laissez-moi prendre soin de mes enfants et de l'œuvre de mes mains ! » Croire en ce verset est une arme puissante, dit-elle avec conviction.

J’utilise les jours à m’exercer à témoigner des vertus de Christ dans ce que j’accomplis, - je m’exerce à bénir ma famille et mon entourage.

Frøydis souhaite tirer le plus de profit possible de sa vie. - J’utilise les jours à m’exercer à témoigner des vertus de Christ dans ce que j’accomplis, - je m’exerce à bénir ma famille et mon entourage. Et puis je veux toujours être rapide à me purifier moi-même, dit Frøydis. C’est ainsi qu’elle se prépare à rencontrer Jésus.

Frøydis vit maintenant des jours heureux entourée de sa famille et de ses amis.
Sa foi toute simple en Romains 8, 38-39 fait qu’elle ne craint pas l’avenir : « Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. »