Une vie attractive

Une vie attractive

Ecrit par: Matthew Ibrahim | Emplacement: Melbourne, Australia | Publié: samedi 11 février 2012

Un enterrement est un temps de chagrin et de douleur. Le vide que l’on ressent lorsqu’on a perdu un être cher peut créer un sentiment de dépression et de découragement. Mais pour ceux qui croient en une vie de transformation une telle journée est aussi porteuse d’espérance.

Près de 200 personnes s’étaient rassemblées dans la salle de réunion de Melbourne, en Australie, pour rappeler le souvenir de Menno Johan van der Staal et pour exprimer leur reconnaissance pour la vie qu’il a vécue. Il est mort à l’âge de 74 ans. Il laisse derrière lui celle qui a été sa femme bien-aimée pendant presque 50 ans, ses neuf enfants et leurs familles. La vie qu’il a vécue a été exceptionnelle, tant pour l’aide qu’il a reçue lui-même que pour la façon dont il a aidé les autres et l’influence qu’il a exercée sur eux.

Pourquoi étaient-ils si nombreux à se réjouir de la vie de cet homme et de l’héritage qu’il a laissé ? Qu’est-ce qui attiraient autant les gens et qui rendait cette vie si attractive ?

Qu’est-ce qui attiraient autant les gens et qui rendait cette vie si attractive ?


Menno a grandi aux Pays-Bas et il était le troisième d’une fratrie de quatre enfants. Son père était pasteur de l’Église réformée hollandaise, et à la fin des années 60, on lui a proposé de partir en Australie. En 1958, quand Menno avait 21 ans, la famille est partie s’installer en Australie. Quelques années plus tard, il est retourné aux Pays-Bas pour se marier avec son amie d’enfance, Wilhemina (Wilma) et ils ont émigrés ensemble en Australie pour de bon. Comme elle était douée pour le travail social, qu’il avait de son côté un sens développé de la pédagogie, et qu’ils avaient tous les deux de l’amour pour les autres, ils ont été amenés à travailler avec des enfants d’immigrés.

Menno était quelqu’un de spontané qui aimait la nature et qui était très attentif au monde qui l’entourait. Quand il était jeune, il n’avait pas adopté le christianisme de ses parents, mais il garda toujours l’amour et le respect pour Dieu qu’il avait vu dans son foyer. Il avait des facilités pour s’exprimer et passait beaucoup de temps à retranscrire ses sentiments par des poèmes, par la musique ou la peinture.

 

A la recherche de quelque chose de plus

Après un certain temps, Menno fut sollicité pour un poste d’enseignant au nord du territoire. Il accepta, et il partit avec Wilma pour une petite île sur la côte nord de l’Australie, où ils ont commencé à travailler avec les enfants d’aborigènes. Il y avait une petite communauté missionnaire méthodiste sur l’île. Menno voulait se rendre utile et il entreprit de faire des études bibliques à l’intention de quelques garçons, mais il avait l’impression qu’il n’avait rien à donner et il s’est rapidement rendu compte qu’il lui était difficile, dans ces conditions, de transmettre un contenu spirituel.

Et c’est là, dans ce lieu tropical isolé, en Terre d’Arnhem, que Menno van der Staal a été saisi d’une profonde détresse personnelle quant à sa propre vie. Il voulait répondre à l’appel de Dieu et il a commencé à chercher intensivement dans la Bible. Lui et Wilma ont prié dans leur détresse pour obtenir une plénitude du Saint-Esprit et il l’a reçue. Dès lors, les Écritures se sont ouvertes et elles sont devenues vivantes pour eux.

Comment pouvaient-ils réellement vivre la vie que Jésus avait vécue ?

La famille van der Staal se réjouissait de cette foi vivante nouvelle pour elle, mais beaucoup de questions restaient sans réponse. Comment pouvaient-ils pénétrer plus profondément dans la parole de Dieu ? Comment pouvaient-ils vivre la vie que Jésus avait vécue ? La réponse ne se fit pas attendre longtemps. Alors que Menno était en contact avec un pasteur de l’Eglise réformée hollandaise qui avait lui aussi émigré en Australie, il reçut de la littérature de Brunstad Christian Church et pour la première fois il entendit parler de la possiblité d’avoir la victoire sur le péché.

Le père de Menno décéda et ils décidèrent de venir habiter plus près de sa mère. A peu près à la même époque, un petit groupe de l’assemblée avait commencé à se former à Melbourne. Menno et sa femme s’y rendirent et trouvèrent enfin ce qu’ils avaient cherché : leur foyer spirituel.

 

L’obéissance mène à la transformation

A partir de ce moment là, Menno se sentit des ailes et son désir de vivre en étant agréable à Dieu s’étendit à tous les domaines de sa vie. Il reçut des révélations sur sa propre nature, et il put reconnaître le mal qui habitait en lui (Ro.7,21). Il souhaitait tellement être patient, donner de bonnes paroles aux autres et aider ceux qui étaient dans le besoin, parvenir à un repos parfait quant au fait de juger les autres ou bien de rechercher son propre intêret de quelque manière que ce soit. Il se sentait limité par sa nature critique, mais il pouvait maintenant utiliser la force du Saint-Esprit, qu’il avait reçu par la prière, quand il était dans la détresse. Par la foi et l’obéissance à la Parole de Dieu et aux injonctions de l’Esprit, il a été progressivement transformé et la vie de Jésus-Christ a petit à petit pris la place de son ancienne vie.

 Puis-je parvenir à une telle vie ? ... qu’on peut dire à mon sujet : "Dieu est avec nous !"

Un des versets préférés de Menno était Esaïe 7, 14. C’est là où se trouve la prophétie concernant Jésus, où le nom d’Immanuel lui a été donné – Dieu est avec nous. Menno demandait parfois à l’assistance : « Puis-je parvenir à une telle vie, de sorte que ceux qui m’entourent puissent dire la même chose de moi ? Que je possède les vertus de Christ et qu’on peut dire à mon sujet : Dieu est avec nous ! »

Même si Menno était un des frères dirigeants dans l’assemblée de Melbourne, il n’a jamais voulu avoir une place particulière. Il avait compris que Dieu pesait les hommes d’après leur contenu spirituel et non d’après leur ministère visible. Il mettait les jeunes en avant et se réjouissait de voir leur développement personnel et leur croissance lorsqu’ils servaient dans l’assemblée. Les jeunes animés d’un esprit de victoire étaient des héros pour lui.
 

L’amour pour les hommes

Le combat personnel contre le péché que Menno avait mené dans sa vie pour être transformé, lui donnait un grand respect pour les autres et il était convaincu que le même travail pouvait se faire en eux. Il racontait souvent combien il était heureux lorsqu’il voyait que cela allait bien avec les personnes qui lui tenaient à cœur, et il était plein de compassion pour ceux qui souffraient.

Une fois qu’un frère de Brunstad Christian Church était en visite, Menno avait observé combien les amis étaient fascinés par ses histoires intéressantes et sa façon communicative d’exposer la Parole. Ce frère continua ensuite en parlant avec l’un, il encouragea et fortifia un autre, et il apporta ainsi des conseils et des indications sur les différentes situations de la vie. Après un momemt, Menno soupira et dit : « Quelle vie enviable ! » Il exprimait ainsi son désir d’avoir part à plus de développement personnel pour que lui aussi puisse transmettre à ses amis ce dont ils avaient besoin pour vivre une vie agréable à Dieu. Il voyait ses manquements et il avait le sentiment d’avoir obtenu si peu de la vie que Jésus avait vécue sur terre.

Mais Menno est parvenu à de grands résultats. C’était évident pour tous ceux qui l’entouraient et pour ceux qui le connaissaient qu’il avait été transformé après avoir suivi son maître et Seigneur pendant de longues années. Son humilité a permis à l’Esprit de Dieu de le transformer à l’image de Jésus, ce Sauveur qu’il avait si fidèlement servi et écouté.

Nous croyons en la vie !

Lors des funérailles, son fils ainé Milenko a commencé la fête de commémoration en décrivant l’immense sentiment d’amour qui émanait de ceux qui s’étaient rassemblés pour se souvenir de son père. C’était le résultat d’un lien réciproque entre Menno et ceux qui le connaissaient et qui avaient du respect pour les combats spirituels qu’il avait menés dans la vie. Et tandis que nous qui étions proches de lui, nous sentons le chagrin de la perte d’un bon ami, nous faisons vraiment l’expérience que les paroles de Paul sont une réalité : Nous ne pleurons pas comme ceux qui sont sans espoir ! Nous croyons en la résurrection et nous croyons en la vie ! Menno a gardé la foi et achevé la course. Nous croyons que nous nous retrouverons, et nous nous réjouissons pour les valeurs éternelles qui ont été formées en lui pendant sa vie terrestre.

 

Nous croyons en la résurrection !
Nous croyons en la vie !